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Le gouvernement veut faire payer les casseurs du PSG sur leurs allocs

Des voitures incendiées, des vitrines brisées. Après les débordements suivant la victoire du PSG en Ligue des champions, Sébastien Lecornu annonce une loi…

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Le gouvernement veut faire payer les casseurs du PSG sur leurs allocs

Des voitures incendiées, des vitrines brisées. Après les débordements suivant la victoire du PSG en Ligue des champions, Sébastien Lecornu annonce une loi choc pour juillet.

Le Premier ministre l’a dit lui-même sur X. Dans un contexte de finances publiques tendues, la collectivité ne peut plus éponger seule les dégâts causés par une minorité. Le projet de loi présenté en juillet instaure un principe simple et radical. Toute personne participant à un attroupement violent où des dégradations sont commises pourra être contrainte de contribuer à leur réparation. Peu importe qu’elle n’ait pas directement cassé. La logique collective s’applique individuellement.

Concrètement, la contribution sera adaptée aux ressources de chacun. Versements modestes échelonnés, prélèvements sur les prestations sociales, tout est envisagé. Avec une limite claire : le reste à vivre ne doit pas être mis en danger. Le gouvernement insiste sur la dimension éducative de la mesure. Il ne s’agit pas seulement de punir, mais de faire comprendre que chaque dégradation a un coût et que ce coût retombe sur les responsables. La porte-parole Maud Bregeon a résumé l’esprit sur RTL. « Vous cassez, vous payez. Ce n’est pas aux Français qui ont du mal à finir le mois de payer pour ceux qui cassent les soirs de match. »

Le Conseil d’État sera saisi dans les prochains jours. Il rendra son avis sous un mois environ. En coulisses, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal pousse pour que son groupe Renaissance soutienne fermement le texte. Lui qui avait lancé « tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies » lors de son discours de politique générale voit dans cette loi la matérialisation de son credo. Il insiste sur la responsabilité individuelle et la nécessité de toucher aux prestations sociales si besoin. Mais il nuance aussi. Les personnes directement identifiées comme auteurs des dégradations seront toujours tenues davantage responsables que les simples participants. L’objectif est clair : plus personne ne doit considérer les débordements comme une fatalité après une victoire.

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