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Le feuilleton judiciaire de Luc Besson connaît un nouveau rebondissement

La cour d’appel de Paris doit trancher mardi sur une possible réouverture de l’enquête pour viol visant le cinéaste. En jeu, l’analyse ADN d’un…

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Le feuilleton judiciaire de Luc Besson connaît un nouveau rebondissement

La cour d’appel de Paris doit trancher mardi sur une possible réouverture de l’enquête pour viol visant le cinéaste. En jeu, l’analyse ADN d’un sous-vêtement de l’actrice Sand Van Roy qui pourrait tout changer.

Sand Van Roy a porté plainte contre Luc Besson en mai 2018 après un rendez-vous dans un palace parisien. Depuis, l’affaire a connu plusieurs rebondissements. Classée sans suite en 2019, elle a fait l’objet d’un non-lieu en 2021, confirmé en appel puis en cassation. Mais un élément inédit relance le dossier. Le parquet général a estimé en février que l’ADN du réalisateur a été retrouvé sur la partie postérieure du sous-vêtement que l’actrice portait le soir des faits. Un élément qualifié de « nouveau » et suffisamment « susceptible de caractériser des charges nouvelles » pour justifier une réouverture des investigations.

En juin dernier, lors d’une audience à huis clos, la procureure a toutefois nuancé sa position. Elle s’est interrogée sur la définition même de « charge nouvelle » et s’en est remise à la décision des juges. De son côté, la défense de Luc Besson n’a pas souhaité commenter dans l’attente du verdict. L’avocat de Sand Van Roy, lui, a refusé de s’exprimer. Pourtant, sa requête écrite est claire. Il y dénonce le fait que ce sous-vêtement n’ait « jamais été expertisé de manière adéquate » pendant l’enquête. Une omission qu’il qualifie de « fait matériel capital ignoré ».

Les deux versions des faits s’opposent frontalement. Sand Van Roy affirme avoir subi une pénétration digitale malgré ses refus répétés, au point de perdre connaissance. Les examens médico-judiciaires réalisés le jour même accréditent sa version. Elle a aussi déposé plainte pour d’autres viols et agressions sexuelles commis entre 2016 et 2018, dans le cadre d’une « relation d’emprise professionnelle » sous la menace de nuire à sa carrière. Luc Besson reconnaît une relation extra-conjugale dans un contexte de « subordination », mais la décrit comme consentie, empreinte de « douceur ». C’est désormais à la cour d’appel de trancher si l’enquête doit être rouverte.

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