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Le feu gagne du terrain sur des régions épargnées jusque là

L’Allier, le Maine-et-Loire et le Lot-et-Garonne subissent des incendies inhabituels pour leur région. Cette extension des feux de forêt à toute la France…

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Le feu gagne du terrain sur des régions épargnées jusque là

L’Allier, le Maine-et-Loire et le Lot-et-Garonne subissent des incendies inhabituels pour leur région. Cette extension des feux de forêt à toute la France menace de transformer l’été en véritable marathon pour les pompiers.

Jusqu’ici, ces départements du centre et de l’ouest pensaient être à l’abri. Aujourd’hui, les flammes les rattrapent. Dans l’Allier, le directeur des pompiers n’a jamais vu ça, même au cœur de l’été. Pourtant, ce département ne faisait pas partie de la liste des 52 zones classées à risque par l’Office national des forêts en avril dernier. La réalité climatique vient de balayer ces certitudes. La canicule de juin, associée à un vent sec et un taux d’humidité très bas, transforme la végétation en combustible. Résultat des feux de culture gagnent désormais les forêts, un phénomène que les experts observent avec inquiétude.

Ce bouleversement s’explique par un manque de pluie persistant depuis l’hiver dernier. La sécheresse des sols s’est installée précocement, et la végétation souffre d’un stress hydrique bien avant l’été. Les scientifiques le confirment aucun territoire n’est plus à l’abri. La liste des départements à risque s’allonge chaque année, allant de la Bretagne aux Vosges. En Haute-Garonne et dans les Deux-Sèvres, le niveau de danger est déjà passé en « très élevé » pour la première fois de la saison. Ce n’est plus seulement le Sud méditerranéen qui doit faire face. La France entière apprend à vivre avec cette menace grandissante.

Les pompiers, eux, doivent s’adapter à une saison qui s’étire. Les périodes de risque ne se limitent plus à juillet-août. Dès juin, et jusqu’à octobre, les conditions extrêmes peuvent survenir. Cela signifie quatre mois de mobilisation au lieu de deux. Les effectifs volontaires sont mis à rude épreuve, et les moyens de surveillance doivent suivre. Dans l’Allier, on a loué pour la première fois un hélicoptère bombardier d’eau. Un équipement précieux, mais qui montre bien que la donne a changé. Les pompiers le disent ils s’attendent à un été long et dur, un marathon plutôt qu’un sprint. Et la canicule actuelle, loin d’être un incident isolé, pourrait bien devenir la nouvelle norme.

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