Culture
Le cessez-le-feu de dernière minute qui évite l’effondrement de l’accord irano-américain
Les bombardements israéliens viennent de faire 47 morts au Liban, le bilan le plus lourd depuis la signature de l’accord de paix entre Téhéran et…


Les bombardements israéliens viennent de faire 47 morts au Liban, le bilan le plus lourd depuis la signature de l’accord de paix entre Téhéran et Washington. Une trêve a été arrachée de justesse pour sauver ce fragile compromis.
Les violences ont explosé au sud du Liban. Des frappes israéliennes ont tué 47 personnes et blessé une centaine d’autres, selon les autorités libanaises. Côté israélien, quatre soldats ont été tués, dont un haut gradé. C’est le pire bilan depuis l’annonce, lundi, de l’accord irano-américain qui prévoyait justement l’arrêt des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban. Le Hezbollah, allié de Téhéran, était au cœur de cette exigence iranienne.
Benny Netanyahu a réagi en promettant de faire payer un lourd tribut au Hezbollah. Son ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite, a même menacé de faire brûler tout le Liban. En face, le chef de la diplomatie iranienne a accusé Israël de vouloir une guerre permanente. Le Hezbollah a dénoncé des massacres de civils, tandis que ses combattants juraient de défendre leur terre. Pourtant, une trêve a été négociée dans l’urgence par les médiateurs américains et qataris. Les autorités israéliennes n’ont pas encore commenté.
Sur le terrain, la panique a saisi des milliers d’habitants. Des centaines de voitures bondées, avec matelas et affaires personnelles, ont envahi les routes. Une femme de 69 ans, Zeinab Nasser, raconte avoir fui avec son mari. La Suisse, de son côté, a reporté sine die les négociations prévues entre l’Iran et les États-Unis. Ces discussions devaient lancer un processus de 60 jours sur le dossier nucléaire. Une source diplomatique émiratie estime que la situation reste précaire, avec deux facteurs susceptibles de faire capoter l’accord : la position d’Israël et les voix conservatrices en Iran. Pourtant, le trafic a repris dans le détroit d’Ormuz, avec 25 navires commerciaux franchis jeudi, un record depuis avril. Les opérations de déminage se poursuivent, mais le prix du pétrole a cessé de baisser, le baril de Brent oscillant autour de 80 dollars.
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