Économie
La pression pétrolière plombe Wall Street

Les marchés américains ont clôturé en territoire négatif vendredi, pénalisés par une nouvelle flambée des cours du brut qui alimente les inquiétudes inflationnistes et tire les taux d’intérêt vers le haut.
La séance s’est achevée sur un repli généralisé des principaux indices boursiers. Le Dow Jones a cédé du terrain, tandis que le Nasdaq, à forte dominante technologique, et le S&P 500 ont enregistré des baisses plus marquées. Cette tendance intervient dans un contexte de tensions persistantes sur le marché de l’énergie, où les prix du pétrole ont connu une nouvelle poussée.
Les tentatives de rebond observées en début de journée, alors que les cours semblaient se stabiliser, se sont rapidement essoufflées. La remontée des prix des hydrocarbures a rapidement ramené les indices dans le rouge. La situation géopolitique au Moyen-Orient continue de peser lourdement, avec une production pétrolière régionale significativement réduite et des difficultés majeures de transit par les voies maritimes stratégiques. Le Brent, référence mondiale, a vu sa cotation s’apprécier de manière substantielle depuis l’escalade des hostilités.
Malgré cette forte hausse des matières premières, la correction des marchés actions américains sur la période reste, pour l’instant, contenue. Certains observateurs s’interrogent sur cette relative résilience, se demandant si elle présage d’un impact économique finalement limité ou si elle reflète une sous-estimation des risques par les investisseurs.
La nervosité était également palpable sur le marché obligataire. Le rendement des emprunts d’État à dix ans a poursuivi sa progression, atteignant un niveau bien supérieur à celui enregistré avant le début du conflit. Cette hausse des taux répercute l’anticipation d’une inflation plus tenace et repousse dans le temps les espoirs d’un assouplissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale.
Par ailleurs, les investisseurs ont digéré plusieurs indicateurs économiques publiés vendredi, dont une croissance du produit intérieur brut pour le dernier trimestre de l’année précédente inférieure aux prévisions. Sur le front des valeurs individuelles, l’éditeur de logiciels Adobe a été sévèrement sanctionné à la suite de l’annonce du départ de son dirigeant historique, une nouvelle qui a éclipsé des résultats trimestriels pourtant solides. La chaîne de cosmétiques Ulta Beauty a également subi une forte pression vendeuse après la publication de performances décevantes.

MondeEn Ligne 5 joursHaïti, 2 000 soldats salvadoriens débarquent et brouillent la carte sécuritaire
PolitiqueEn Ligne 6 joursMélenchon veut changer le patron de Bpifrance et faire gonfler l’épargne des Français
PolitiqueEn Ligne 5 joursLes maires de France perdent patience avec la double casquette de David Lisnard
CultureEn Ligne 6 joursEgrégore, le grand retour dansant de Mylène Farmer avec DJ Snake et Moby
PolitiqueEn Ligne 4 joursLe ministre écrit aux lycéens avant la rentrée pour défendre ses annonces
Faits DiversEn Ligne 5 joursTrois femmes accusent un gynécologue d’Ardèche de viols et de violences
EuropeEn Ligne 6 joursAndorre retire la menace de prison aux femmes qui avortent, mais pas aux médecins
SportsEn Ligne 4 joursÀ 40 ans, Giroud fait basculer le derby du Nord
















