Économie
La Maison Blanche convoque les géants de l’énergie pour un plan sur le Venezuela


L’administration Trump cherche à mobiliser les investissements des majors pétrolières autour d’un projet de relance de la production d’hydrocarbures au Venezuela, un dossier au cœur de sa politique énergétique et étrangère.
Le président américain a annoncé une rencontre ce vendredi avec les dirigeants des principales compagnies pétrolières mondiales. Cette réunion à la Maison Blanche vise à présenter les contours d’une stratégie ambitieuse pour le Venezuela, centrée sur la remise en état et l’exploitation de son immense potentiel pétrolier. Donald Trump a évoqué la participation d’une quatorzaine d’entreprises et des engagements d’investissement pouvant atteindre cent milliards de dollars.
Le pays détient les plus importantes réserves prouvées de pétrole au monde, mais sa production actuelle reste modeste en raison d’un manque chronique d’investissements et de l’état dégradé de ses infrastructures. L’objectif affiché par Washington est d’accroître significativement le volume de brut disponible sur le marché, ce qui contribuerait à contenir les cours mondiaux. Pour y parvenir, l’administration américaine devra cependant convaincre les investisseurs de surmonter les défis liés à l’instabilité politique et aux lourds travaux de modernisation nécessaires.
Dans ce cadre, les autorités américaines ont indiqué qu’une partie du pétrole vénézuélien actuellement sous sanctions serait prochainement cédée aux États-Unis puis commercialisée. Les revenus générés seraient, selon les déclarations présidentielles, destinés à financer des achats de produits américains pour le Venezuela. Le ministre de l’Énergie a pour sa part évoqué la possibilité d’une hausse de production de plusieurs centaines de milliers de barils par jour à relativement court terme, sous certaines conditions.
Le dispositif prévoit un assouplissement ciblé des sanctions pour permettre la reprise des échanges commerciaux sur le marché traditionnel du pétrole. À plus long terme, l’ambition est de créer un environnement propice au retour durable des grandes compagnies américaines, dont certaines ont quitté le pays il y a près de deux décennies. Le gouvernement reconnaît que le retour à des niveaux de production historiques exigera des financements considérables et une période de transition étendue.
Des mesures d’accompagnement technique sont déjà envisagées, notamment l’envoi de pétrole léger pour faciliter le raffinage du brut vénézuélien, particulièrement lourd, ainsi que l’autorisation de transferts d’équipements et d’expertise pour la réhabilitation des installations. Cette approche marque une nouvelle phase dans la relation complexe entre Washington et Caracas, où les considérations énergétiques occupent désormais une place prépondérante.





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