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La Bolivie sous régime d’exception après six semaines de colère

Le président Rodrigo Paz a pris une mesure radicale pour tenter de mettre fin aux blocages et aux pénuries. Mais l’accord signé avec les syndicats ne…

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La Bolivie sous régime d’exception après six semaines de colère

Le président Rodrigo Paz a pris une mesure radicale pour tenter de mettre fin aux blocages et aux pénuries. Mais l’accord signé avec les syndicats ne convainc pas tous les manifestants.

Depuis six semaines, la Bolivie est secouée par une contestation sans précédent. Les routes sont bloquées, les villes manquent de nourriture et de carburant. Face à cette situation, le président Rodrigo Paz a proclamé l’état d’exception sur l’ensemble du territoire ce samedi. Dans une déclaration télévisée, il a expliqué avoir épuisé toutes les options de dialogue. Pourtant, quelques heures auparavant, un accord avait été signé avec la principale centrale syndicale du pays, la COB. Celle-ci a annoncé la levée des mesures de pression. Mais d’autres organisations refusent de suivre.

L’accord prévoit notamment que le gouvernement renonce à privatiser les entreprises publiques une des revendications clés du mouvement syndical. Des groupes de travail doivent aussi examiner d’autres demandes comme le sort des personnes arrêtées lors des affrontements. Mais pour les paysans et les cultivateurs de coca du Chapare, cet accord est une trahison. Leurs représentants dénoncent un marché conclu dans leur dos. Ils annoncent au contraire durcir les blocages routiers. Une cinquantaine de barrages persistent sur les routes.

Le président Paz a ordonné à la police et à l’armée de rétablir la libre circulation et de sécuriser le pays. Il met en garde ceux qui continuent de bloquer les routes ils s’exposent à la loi. Dans son discours, il a également dénoncé une tentative de coup d’État menée par l’ancien président Evo Morales. Le gouvernement accuse régulièrement ce dernier d’avoir orchestré les manifestations. Mais le syndicat COB affirme que Morales n’a jamais dirigé le mouvement. La tension reste vive en Bolivie.

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