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KNDS ouvre son capital pour financer la défense européenne

Le fabricant des canons Caesar et du char Leclerc s’apprête à entrer en Bourse. Une introduction record pour accompagner la modernisation des armées sur…

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KNDS ouvre son capital pour financer la défense européenne

Le fabricant des canons Caesar et du char Leclerc s’apprête à entrer en Bourse. Une introduction record pour accompagner la modernisation des armées sur le continent.

Le groupe franco-allemand KNDS, né en 2015 de la fusion du français Nexter et de l’allemand KMW, a annoncé le placement de 20% de son capital dans les prochaines semaines. L’opération pourrait valoriser l’entreprise entre 15 et 18 milliards d’euros, selon les chiffres évoqués par Bloomberg. La cotation est prévue à Paris et Francfort, avec un objectif d’être finalisée dès juillet. Seuls les investisseurs institutionnels sont visés pour accélérer le processus. Les 80% restants du capital resteront détenus à parts égales par la France et l’Allemagne, avec un engagement de dix ans à ne pas descendre en dessous de 30% sans l’accord de l’autre pays.

Cette introduction en Bourse intervient dans un contexte de réarmement accéléré en Europe, face à la menace russe et aux tensions avec les États-Unis. KNDS est un acteur central de la défense terrestre, avec des produits comme les chars, les véhicules blindés de transport de troupes, les systèmes d’artillerie Caesar (massivement utilisés en Ukraine) ou encore des ponts portables et des véhicules robotisés. La direction promet une croissance de 30% du chiffre d’affaires en 2026 par rapport à 2025, portée par la demande dans tous les segments. Le directeur général, Jean-Paul Alary, estime que le groupe est idéalement positionné pour accompagner la modernisation des forces armées.

L’opération vise aussi à rassurer les investisseurs après les difficultés du programme Scaf, l’avion du futur qui a illustré les tensions franco-allemandes. Un accord de gouvernance paritaire, annoncé deux jours avant l’annonce boursière, a permis de débloquer la situation. Le directeur financier, Philippe Balducchi, assure que la valeur est bien là pour les investisseurs. Les questions sur une tentative de prise de participation par le concurrent tchèque CSG NV sont éludées. La priorité reste la cotation et la feuille de route stratégique.

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