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Keir Starmer jette l’éponge le Royaume-Uni change de Premier ministre une fois de plus

Moins de deux ans après sa large victoire, le chef du gouvernement britannique a cédé à la pression de son propre camp. Son successeur probable, Andy…

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Keir Starmer jette l'éponge le Royaume-Uni change de Premier ministre une fois de plus

Moins de deux ans après sa large victoire, le chef du gouvernement britannique a cédé à la pression de son propre camp. Son successeur probable, Andy Burnham, est déjà sur les starting-blocks.

La voix tremblante, le visage marqué, Keir Starmer a annoncé lundi sa démission depuis le perron du 10 Downing Street. Le Premier ministre travailliste de 63 ans a tenté de justifier son départ par l’intérêt du pays, mais c’est bien la révolte interne qui l’a poussé vers la sortie. Depuis des mois, son impopularité grandissait, et la goutte d’eau a été l’élection jeudi dernier de son rival Andy Burnham au Parlement, un maire du Grand Manchester qui brigue désormais la tête du parti et du gouvernement.

Starmer a reconnu avoir entendu la réponse de son groupe parlementaire à la question de savoir s’il était le meilleur candidat pour les prochaines législatives. Il a accepté cette réponse et promis une transition en douceur, avec un calendrier serré les candidatures s’ouvriront le 9 juillet et se clôtureront avant la fin de l’été. Le roi a été informé, et le nouveau chef du Labour devrait être en place en septembre, pour la reprise des travaux parlementaires.

Mais ce départ ne résout pas les problèmes du Royaume-Uni. Après le long règne conservateur, les espoirs placés dans Starmer se sont évanouis face à une économie atone et une flambée du coût de la vie. Ses erreurs, comme la nomination controversée de Peter Mandelson à Washington limogé après des révélations sur son lien avec Jeffrey Epstein, ont écorné sa crédibilité. Déjà en mai, le Labour avait perdu des élections locales au profit du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, qui réclame maintenant des législatives anticipées. Mais le Labour garde une large majorité au Parlement, et aucun scrutin n’est prévu avant 2029.

Andy Burnham, 56 ans, surnommé le roi du Nord, sort vainqueur de ce chaos. Élu député dans la circonscription de Makerfield avec près de 55% des voix, il est la personnalité politique préférée des Britanniques selon les sondages. Il a déjà échoué deux fois à prendre la tête du parti, mais cette fois, la dynamique est de son côté. Avec ce septième Premier ministre en dix ans, le Royaume-Uni continue de battre des records d’instabilité politique. Burnham promet de changer le Labour et le pays. Reste à savoir si cela suffira à inverser la tendance.

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