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Keir Starmer sur le point de quitter Downing Street

Sous la pression d’une rébellion interne et d’une défaite électorale cinglante, le Premier ministre britannique devrait annoncer son départ dès lundi.

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Keir Starmer sur le point de quitter Downing Street

Sous la pression d’une rébellion interne et d’une défaite électorale cinglante, le Premier ministre britannique devrait annoncer son départ dès lundi.

Keir Starmer vacille. Arrivé au pouvoir en juillet 2024 après une écrasante victoire du Labour, l’ex avocat de 63 ans n’aura tenu que deux ans. Selon plusieurs sources concordantes, il s’apprête à annoncer sa démission dans les prochaines heures. Un quart des députés travaillistes réclament son départ, et des poids lourds de son gouvernement, comme la ministre des Affaires étrangères Yvette Cooper, l’ont poussé à fixer une date. Même Donald Trump s’en mêle sur Truth Social en affirmant la nouvelle tout en taclant la gestion de l’immigration et de l’énergie.

Son rival intérieur, Andy Burnham, vient de remporter une législative partielle dans la circonscription de Makerfield avec près de 55% des voix. Le maire du Grand Manchester, surnommé le « roi du Nord », est donné favori pour prendre la tête du parti puis du gouvernement. Il doit être officiellement investi député lundi à Westminster, une étape indispensable pour prétendre à Downing Street. Burnham, 56 ans, avait déjà tenté sa chance deux fois pour diriger le Labour sans succès, mais il est aujourd’hui la personnalité politique préférée des Britanniques selon un récent sondage.

Le bilan de Starmer pèse lourd. L’économie reste atone, le coût de la vie flambe et le parti a subi une déroute historique aux élections locales de mai au profit du parti anti immigration Reform UK. À cela s’ajoute une erreur diplomatique retentissante : la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington, limogé neuf mois plus tard après des révélations sur son amitié avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Si Starmer s’accrochait jusqu’à vendredi en promettant de se battre, la pression du week end a eu raison de ses dernières défenses. Downing Street assure pour l’instant qu’aucune décision définitive n’est prise, mais les signaux sont clairs. Le Royaume Uni se dirige vers son septième Premier ministre en dix ans, une instabilité inédite dans son histoire moderne.

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