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Iran USA les négociations déraillent déjà
La délégation iranienne a claqué la porte des discussions avec les États-Unis en Suisse après un message de Donald Trump jugé insultant. Ces pourparlers…


La délégation iranienne a claqué la porte des discussions avec les États-Unis en Suisse après un message de Donald Trump jugé insultant. Ces pourparlers censés mettre fin au conflit au Moyen-Orient sont plus fragiles que jamais.
Les discussions venaient à peine de commencer à l’hôtel Bürgenstock, surplombant le lac de Lucerne. Il n’aura fallu que 80 minutes pour que tout bascule. La délégation iranienne a quitté la salle, furieuse d’un message publié par le président américain sur son réseau Truth Social. Trump y enjoignait Téhéran de contrôler ses alliés au Liban, visant le Hezbollah, et menaçait de reprendre les frappes s’ils causaient des problèmes. Les médiateurs pakistanais et qataris ont tenté de calmer le jeu. En coulisses, un diplomate proche des pourparlers assure que les Iraniens restent engagés et n’ont pas signifié leur départ. Mais l’ambiance est électrique.
De part et d’autre, les menaces fusent. Mohammad Bagher Ghalibaf, le chef de la négociation iranienne, a répondu sèchement sur X en disant que leurs forces armées sont prêtes à répliquer. Pourtant, l’accord-cadre signé mercredi dernier prévoit que les deux parties s’abstiennent de toute menace de recours à la force. Les États-Unis ont envoyé JD Vance, Steve Witkoff et Jared Kushner pour ces pourparlers. Vance les qualifie d’historiques et espère tourner une nouvelle page avec l’Iran. Mais les points de friction sont nombreux, à commencer par le programme nucléaire iranien. La télévision d’État iranienne affirme que ce sujet n’a même pas été abordé lors de la première session. Et pour ajouter à la tension, la délégation iranienne a refusé de poser pour une photo avec les Américains.
Le sort de ces négociations est étroitement lié à ce qui se passe au Liban. Des affrontements entre Israël et le Hezbollah pro‑iranien ont fait au moins 30 morts samedi. L’accord‑cadre prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts, mais Israël assure qu’il restera dans le sud du pays aussi longtemps que nécessaire. Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, refuse toute zone de sécurité israélienne. L’Iran a prévenu qu’aucun accord avec les États‑Unis ne sera possible sans la fin des combats au Liban. Malgré tout, JD Vance assure avoir constaté des progrès pour faire tenir le cessez‑le‑feu. Depuis samedi, une trêve fragile est en vigueur. Signe d’une possible détente, Israël a annoncé la levée des restrictions de rassemblement dans le nord du pays, près de la frontière libanaise. Mais les prochains jours diront si les pourparlers peuvent survivre à ce départ fracassant. Le délai est de 60 jours renouvelables pour parvenir à un accord final et mettre un terme au conflit déclenché par les frappes israélo‑américaines du 28 février, qui ont fait des milliers de morts en Iran et au Liban.
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