Économie
Iran Israël la reprise des hostilités fait trembler les Bourses européennes
Les marchés ont oscillé entre espoir et crainte ce lundi après l’éclatement de nouveaux combats entre Téhéran et Tel Aviv. Le pétrole flambe, la tech…


Les marchés ont oscillé entre espoir et crainte ce lundi après l’éclatement de nouveaux combats entre Téhéran et Tel Aviv. Le pétrole flambe, la tech reprend des couleurs mais l’incertitude reste totale.
Après deux mois de cessez-le-feu, les hostilités ont repris entre l’Iran et Israël. Un échange d’attaques réciproques qui a immédiatement secoué les Bourses européennes. À Paris, le CAC 40 a perdu 0,23% pendant que le Dax allemand reculait de 0,47%. Londres a très légèrement résisté, avec un FTSE 100 quasi stable. La séance a été marquée par une forte volatilité, les investisseurs redoutant que cette escalade n’éloigne un peu plus la perspective d’une paix durable. Surtout, elle relance les craintes sur le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole. Sa fermeture de fait ces dernières semaines avait déjà fait flamber les prix de l’énergie. Et ce lundi, le baril de Brent a encore grimpé de 1,5% pour atteindre 94,55 dollars. Les deux camps ont pourtant annoncé avoir cessé leurs frappes, mais l’Iran a prévenu qu’il reprendrait si Israël continuait de viser le Hezbollah. Résultat, les opérateurs restent sur leurs gardes.
Ce climat de tensions pèse aussi sur la politique monétaire. La Banque centrale européenne doit relever ses taux jeudi pour la première fois depuis près de trois ans. Une décision présentée comme un simple recalibrage, pas comme le début d’un cycle de hausse. Un économiste explique que si la BCE en faisait trop, elle risquerait de freiner une croissance déjà faible et de se heurter à l’opposition de certains gouverneurs. Aux États-Unis, le marché du travail reste solide, ce qui donne plus de marge à la Fed. Mais la banque centrale américaine devrait maintenir ses taux inchangés la semaine prochaine, pour la première réunion de son nouveau président, Kevin Warsh. Les investisseurs guettent le moindre signal sur la suite, surtout si le conflit au Moyen-Orient s’enlise.
Malgré ce contexte pesant, le secteur technologique a rebondi des deux côtés de l’Atlantique. Après une séance noire vendredi à Wall Street, les puces électroniques ont repris des couleurs. En Europe, le Stoxx 600 de la tech a gagné 1,72%, porté par des valeurs comme STMicroelectronics qui a pris 4%. Aux États-Unis, Nvidia a progressé de 1,75%, Broadcom de 3% et Micron Technology de 10%. Intel a même bondi de 12% après l’annonce que Google lui commanderait plus de trois millions d’unités de traitement. Du côté des fusions, Orange et Bouygues Telecom se sont alliés pour racheter SFR, ce qui a fait grimper l’action Orange de 2%. M6 a aussi flambé, de plus de 11%, sur des rumeurs de fusion avec TF1. Ces mouvements montrent que les investisseurs cherchent des refuges, mais restent très sensibles à chaque rebondissement géopolitique. L’indice Sentix, qui mesure le moral des investisseurs en zone euro, s’est certes redressé plus que prévu en juin. Mais les craintes d’un ralentissement économique lié à la guerre en Iran ne sont pas complètement dissipées. Personne n’ose parier sur une accalmie durable.
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