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Immobilier neuf aux États-Unis le coup d’arrêt inattendu

Les ventes de maisons neuves déçoivent lourdement en mai. Avec seulement 580 000 logements écoulés en rythme annualisé, le marché reste loin des 640 000…

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Immobilier neuf aux États-Unis le coup d'arrêt inattendu

Les ventes de maisons neuves déçoivent lourdement en mai. Avec seulement 580 000 logements écoulés en rythme annualisé, le marché reste loin des 640 000 espérés par les financiers.

Les chiffres viennent de tomber et ils calment les espoirs. En mai, aux États-Unis, à peine 580 000 maisons individuelles fraîchement construites ont changé de mains. Ce chiffre est annualisé une projection sur douze mois du rythme du mois. La baisse atteint presque 7% par rapport à la même période l’an dernier. Les marchés financiers tablaient sur un rebond bien plus franc autour de 640 000 unités. Ce décalage montre que la reprise promise par l’administration Trump n’a pas encore lieu, du moins pas dans l’immobilier neuf.

Pour comprendre ce coup de frein, il faut regarder du côté des taux d’emprunt. Le crédit immobilier à 30 ans, le plus répandu outre-Atlantique, affichait un taux moyen de 6,47% mi-juin. C’est bien au-dessus du seuil psychologique des 6% qui avait été brièvement franchi fin février. À l’époque, l’espoir d’une détente des conditions de crédit était réel. Mais le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient a tout changé. Les prix de l’énergie ont flambé, l’inflation a repris de la vigueur. Résultat les prêteurs ont dû exiger des rendements plus élevés pour protéger leurs gains futurs. Les ménages, eux, se sont retrouvés face à des mensualités plus lourdes.

Concrètement, cela signifie qu’acheter une maison neuve devient un luxe que beaucoup d’Américains remettent à plus tard. Les professionnels du secteur constatent un attentisme marqué, surtout chez les primo-accédants. Leur pouvoir d’achat fond avec la hausse des taux. Et tant que l’inflation ne ralentira pas nettement, la banque centrale américaine devrait maintenir sa politique monétaire restrictive. Pour le marché immobilier neuf, la sortie de crise semble encore lointaine.

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