Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

Ils manifestaient contre les exécutions en Iran, la police les a arrêtés

Un rassemblement non autorisé à Paris a été dispersé par les forces de l’ordre. Vingt personnes ont été interpellées, des blessés sont à déplorer.

Article

le

Ils manifestaient contre les exécutions en Iran, la police les a arrêtés

Un rassemblement non autorisé à Paris a été dispersé par les forces de l’ordre. Vingt personnes ont été interpellées, des blessés sont à déplorer.

Quelques centaines de manifestants ont bravé l’interdiction préfectorale samedi matin près de la place Vauban, à deux pas des Invalides. Venus dénoncer la répression et les exécutions en Iran, ils se sont heurtés à un dispositif policier bien décidé à faire respecter la décision de justice. Les agents ont utilisé du gaz de poivre pour disperser la foule, et vingt personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police.

Pourquoi une telle interdiction? La préfecture estimait qu’il y avait un « risque sérieux » d’affrontements avec des militants monarchistes iraniens ou avec des partisans du régime de Téhéran. Les organisateurs, notamment le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) et plusieurs associations de la diaspora, espéraient pourtant rassembler jusqu’à 100 000 personnes. Mais la mobilisation est restée modeste, et les slogans ont fusé comme « Ni chah, ni mollah » ou « À bas la dictature en Iran », certains drapeaux jaunes et portraits de prisonniers exécutés en main.

Les manifestants n’ont pas caché leur colère. Une femme présente sur place a dénoncé une « politique complaisante » de la France, qui selon elle aurait « écrasé toutes ses valeurs » en interdisant ce rassemblement alors que ce sont « les mollahs qui sont des terroristes ». De leur côté, les avocats des organisateurs ont saisi le Conseil d’État, mais leur requête a été rejetée. Ils dénoncent une « situation d’arbitraire ». Vers 14 heures, le rassemblement s’est achevé dans le calme, laissant derrière lui une douzaine de blessés déclarés par le CNRI.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus