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Il se dit « pas un violeur » mais 29 femmes l’accusent

Ce mercredi, un ostéopathe de Strasbourg risque 20 ans de réclusion pour des viols et agressions sexuelles sur ses patientes. Il clame son innocence et…

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Il se dit "pas un violeur" mais 29 femmes l'accusent

Ce mercredi, un ostéopathe de Strasbourg risque 20 ans de réclusion pour des viols et agressions sexuelles sur ses patientes. Il clame son innocence et parle de maladresse mais les faits sont glaçants.

Pierre Garitte, 37 ans, est jugé depuis plusieurs jours pour des viols sur six patientes et des agressions sexuelles sur 21 autres. Deux femmes supplémentaires dénoncent à la fois viols et agressions. La première plainte remonte à 2018 mais l’enquête n’a vraiment démarré qu’en octobre 2020, après qu’une patiente a porté plainte pour viol. En fouillant son répertoire, les enquêteurs ont retrouvé la trace d’autres femmes qui racontent des gestes similaires. Le mode opératoire est presque toujours le même. L’ostéopathe mettait la main de sa patiente contre la sienne puis la guidait vers ses parties intimes. Parfois, sans gants, il glissait un ou plusieurs doigts dans le vagin tout en respirant fort. Plusieurs patientes ont eu l’impression qu’il était excité. « Je pense que j’ai été utilisée comme un objet sexuel par destination », a témoigné Caroline, 50 ans, un prénom d’emprunt comme toutes les femmes qui ont défilé à la barre pour préserver leur anonymat. Une autre, Chantal, s’est dite « salie, dégoûtée ».

L’accusé, lui, nie la plupart des pénétrations. Il assure avoir toujours agi dans un but thérapeutique, sans aucune intention sexuelle. « Je ne suis pas un violeur », a-t-il lancé en larmes, avant d’ajouter qu’il est prêt à « passer sa vie à réparer les dégâts ». Il demande pardon aux victimes, expliquant avoir mal expliqué ses gestes et avoir omis de questionner leur bien-fondé. « J’ai dû être nul en anatomie », s’est-il défendu. Son avocat juge la peine de 20 ans requise par l’accusation « démesurée ». Pourtant, deux experts ont décrit une personnalité « narcissique » qui tend à outrepasser les règles et à renverser la culpabilité. L’avocate générale a parlé d’un « comportement de prédateur » et a requis la peine maximale. L’avocate d’une patiente a insisté sur l’essentiel au-delà de la condamnation redonner à ces femmes « la légitimité de leur corps et leur dignité ». Le verdict est attendu ce mercredi.

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