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Guerre Israël-Hamas : Joe Biden critique ouvertement les bombardements israéliens, une première

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Guerre Israël-Hamas : Joe Biden critique ouvertement les bombardements israéliens, une première

À l’occasion d’une réception destinée à lever des fonds pour sa prochaine campagne, Joe Biden a critiqué ce mardi 12 décembre 2023 de manière inédite le gouvernement israélien pour son opposition à « une solution à deux États ». Il l’a aussi mis en garde contre une érosion du soutien international à cause des bombardements « aveugles » sur la bande de Gaza.

Joe Biden a souligné qu’à l’heure actuelle, Israël avait le soutien de « l’Europe » et de « la majeure partie du monde ». Avant de lancer un avertissement : « Ils sont en train de perdre ce soutien avec les bombardements aveugles qui ont lieu. » Mais le démocrate a aussi rappelé qu’« il n’y a aucun doute sur la nécessité de supprimer le Hamas ».

Cette intervention intervient seulement quelques jours après le veto des États-Unis à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU appelant à un « cessez-le-feu humanitaire immédiat » dans l’enclave palestinienne.

De son côté, le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahou a reconnu mardi des « désaccords » avec le dirigeant américain sur leur vision à long terme, une fois le conflit dans la bande de Gaza terminé. Ce qui confirme des tensions entre les deux alliés, qui n’avaient pas exposé de manière frontale leurs divergences depuis l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre dernier.

À propos de Benyamin Netanyahou, Joe Biden a déclaré : « C’est un bon ami mais il faut qu’il change », or « ce gouvernement en Israël fait qu’il est très difficile pour lui de changer », selon une retranscription de ses propos transmise par la Maison Blanche.

Cette version diffère en partie de celle faite dans un premier temps par le journaliste du « pool » de la presse présidentielle présent sur place.

« C’est le gouvernement le plus conservateur de l’histoire d’Israël » et la frange la plus à droite de l’exécutif « ne veut rien qui ressemble de près ou de loin à une solution à deux États », a insisté le président américain, pour qui c’est au contraire la seule solution à long terme au conflit israélo-palestinien.

Plus tard dans la soirée de mardi, lors d’une conférence de presse, le président américain en a remis une couche sur la politique d’Israël. S’il a affirmé que les États-Unis se « devaient de soutenir Israël (…) face à l’inhumanité » de l’attaque du Hamas du 7 octobre, il a aussi assuré que « la sécurité de Palestiniens innocents était aussi une source de grande préoccupation ».

« Les mesures qu’ils prennent doivent être cohérentes avec la volonté de faire tout ce qui est possible pour empêcher que des civils palestiniens innocents soient blessés, assassinés, tués, perdus », a-t-il dit.

De plus en plus de voix aux États-Unis, notamment l’aile gauche du Parti démocrate, s’élèvent pour appeler le président à se montrer encore plus ferme vis-à-vis de son allié israélien, voire à conditionner son aide militaire. Selon un article de la BBC, les remarques de Joe Biden s’inscrivent dans l’approche récemment adoptée par son administration, certains fonctionnaires ayant exhorté Israël à « accorder de l’importance à la vie humaine » et à donner des instructions plus claires pour permettre à la population d’éviter le conflit.

Déjà lundi soir, lors d’une réception à la Maison Blanche marquant la fête juive de Hanouka, Joe Biden avait estimé que les Israéliens devaient être « prudents », car « l’opinion publique mondiale peut changer à tout moment. »

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Europe

Emmanuel Macron appelle à un « sursaut » pour assurer la « défaite » de la Russie lors d’une conférence sur l’Ukraine à Paris

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Emmanuel Macron appelle à un "sursaut" pour assurer la "défaite" de la Russie lors d'une conférence sur l'Ukraine à Paris

Le président français annonce de nouvelles mesures pour renforcer le soutien à l’Ukraine et refuse d’exclure la possibilité d’un envoi de troupes occidentales à l’avenir.

Lors d’une conférence d’urgence à Paris réunissant vingt-sept pays alliés de l’Ukraine, Emmanuel Macron a lancé un appel à un « sursaut » pour garantir la « défaite » de la Russie, annonçant de nouvelles mesures pour fournir davantage d’armes à Kiev.

Le président français a souligné l’urgence d’agir face à la situation critique en Ukraine, où l’absence d’armes occidentales compromet la capacité de défense du pays. Il a rappelé le rôle crucial de l’Union européenne dans le soutien à l’Ukraine et a évoqué la nécessité d’intensifier l’effort en faveur de l’armée ukrainienne.

Emmanuel Macron a également abordé la possibilité d’un envoi de troupes occidentales sur le sol ukrainien, affirmant que la défaite de la Russie était indispensable à la sécurité et à la stabilité en Europe. Cette déclaration a suscité des réactions mitigées, certains la considérant comme une mesure nécessaire pour contrer l’agression russe, tandis que d’autres l’ont qualifiée de « folie » et ont exprimé des inquiétudes quant aux conséquences d’un tel engagement militaire.

La conférence de Paris a été l’occasion pour les pays alliés de discuter de nouvelles initiatives pour soutenir l’Ukraine, notamment en renforçant les approvisionnements en armes et en coordonnant les efforts de défense. Emmanuel Macron a souligné l’importance de maintenir la pression sur la Russie et de faire front commun pour contrer ses agressions.

Alors que les tensions persistent en Ukraine et que les Ukrainiens font face à de nouveaux revers dans l’Est du pays, la conférence de Paris a revêtu une importance cruciale pour réaffirmer l’engagement des pays alliés envers l’Ukraine et pour contredire toute impression de désintégration de l’unité internationale face à l’agression russe.

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Europe

La Hongrie ratifie l’adhésion de la Suède à l’Otan, après des mois de blocage

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La Hongrie ratifie l'adhésion de la Suède à l'Otan, après des mois de blocage

Le Parlement hongrois approuve massivement l’accession de la Suède à l’Alliance atlantique, mettant fin à une période de tensions et de tergiversations.

Après des mois de blocage et de tergiversations, la Hongrie a finalement donné son feu vert à l’adhésion de la Suède à l’OTAN. Le Parlement hongrois a approuvé cette décision de manière écrasante, avec 188 voix sur 199 sièges, marquant ainsi la fin d’un long processus pour la Suède désireuse de rejoindre l’Alliance atlantique depuis l’invasion russe de l’Ukraine.

Cette approbation met un terme à une période chaotique marquée par des négociations ardues avec la Turquie, suivies des atermoiements du dirigeant nationaliste hongrois Viktor Orban, qui était le dernier réfractaire à l’adhésion de la Suède.

Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a salué cette décision comme un « jour historique », soulignant la volonté de la Suède d’assumer ses responsabilités en matière de sécurité euro-atlantique. Cette approbation intervient près de deux ans après le début du processus d’adhésion de la Suède à l’OTAN.

Viktor Orban, lors de l’ouverture de la session parlementaire, a également exprimé sa satisfaction, saluant la visite récente de son homologue suédois comme une étape importante pour renforcer les relations entre les deux pays, malgré leurs divergences d’opinion.

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Europe

L’Allemagne est sur le point de légaliser le cannabis à des fins récréatives

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L’Allemagne est sur le point de légaliser le cannabis à des fins récréatives

Le projet-phare du gouvernement Scholz pourrait faire de l’Allemagne l’un des pays les plus libéraux d’Europe en matière de cannabis.

L’Allemagne est sur le point d’adopter une loi historique qui légaliserait le cannabis à des fins récréatives, marquant ainsi un tournant significatif dans la politique allemande sur les drogues. Ce projet, l’un des piliers de l’administration d’Olaf Scholz, placerait l’Allemagne parmi les pays les plus progressistes d’Europe en matière de législation sur le cannabis, rejoignant ainsi Malte et le Luxembourg, qui ont déjà franchi ce cap respectivement en 2021 et 2023.

Les députés de la coalition au pouvoir ont salué cette réforme comme une avancée majeure vers une politique moderne sur les drogues, soulignant également son potentiel pour lutter plus efficacement contre le marché noir. La loi, annoncée pour entrer en vigueur le 1er avril 2024, doit toutefois être adoptée par le Parlement allemand, une étape qui reste incertaine.

Des résistances se sont manifestées lors des débats au Bundestag, notamment parmi les députés Verts et les libéraux du FDP, pourtant alliés au gouvernement. Le projet de loi prévoit la création d’associations à but non lucratif, baptisées « clubs de cannabis », autorisées à cultiver et à fournir du cannabis à leurs membres, sous le strict contrôle du gouvernement.

Ces clubs, limités à 500 membres adultes et interdits de proximité avec des établissements sensibles tels que les crèches ou les écoles, seront régis par des règles strictes interdisant la consommation sur place. Les adultes pourront posséder individuellement jusqu’à 25 grammes de cannabis et cultiver trois plants de cannabis femelle, tandis que la consommation dans des lieux publics sera permise dans la plupart des cas, à l’exception des zones sensibles.

La loi prévoit également une mesure rétroactive, permettant la suppression des amendes pour possession de cannabis inférieure à 25 grammes des casiers judiciaires des contrevenants. Cependant, la mise en œuvre de cette législation pourrait poser des défis pour les autorités, notamment en ce qui concerne le respect des zones interdites de consommation, selon les experts allemands.

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