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Glucksmann lance son offensive présidentielle depuis Aubervilliers

L’eurodéputé a réuni entre 3 000 et 4 000 personnes samedi, pour un premier meeting qu’il veut être un tremplin. Il promet de faire de l’écologie et de la…

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Glucksmann lance son offensive présidentielle depuis Aubervilliers

L’eurodéputé a réuni entre 3 000 et 4 000 personnes samedi, pour un premier meeting qu’il veut être un tremplin. Il promet de faire de l’écologie et de la souveraineté numérique les piliers de sa campagne.

Raphaël Glucksmann a choisi Aubervilliers pour son premier grand meeting. Devant plusieurs milliers de sympathisants, il a martelé un message clair : pas question de laisser la défaite gagner la gauche. L’eurodéputé se donne trois mois pour convaincre et officialiser sa candidature à la présidentielle. Un pari risqué, surtout après la démonstration de force de Jean-Luc Mélenchon une semaine plus tôt à Saint-Denis, où les insoumis avaient rassemblé 26 000 personnes. Mais Glucksmann ne cherche pas à rivaliser sur le terrain du nombre. « Dans notre espace politique, personne ne pourra faire mieux », a lancé son soutien Sacha Houlié, ancien député macroniste.

Dans son discours, Raphaël Glucksmann a déroulé une ligne clairement sociale-démocrate, pro-européenne et anti-Mélenchon. Il a promis de faire de la « libération écologique de la France » une priorité absolue, en critiquant Emmanuel Macron qui n’a « rien compris à l’écologie ». Il a aussi ciblé les géants du numérique, désignant nommément Elon Musk, Sam Altman et Zhang Yiming comme les vrais ennemis de la gauche. « Notre ennemi a un visage et il a un nom », a-t-il asséné, appelant à un grand combat anticapitaliste pour la souveraineté numérique. Sur le plan social, il a annoncé vouloir imposer la taxation des super successions et des hauts patrimoines, tout en rendant accessible une voiture électrique à 100 euros par mois pour les plus modestes.

L’eurodéputé a multiplié les appels du pied aux socialistes et aux écologistes, sans pour autant accepter l’idée d’une primaire comme le propose Olivier Faure. « Gagner en 2027, c’est ça le but », a-t-il lancé, persuadé que « les plus belles pages de notre histoire commune » restent à écrire. Dans la salle, plusieurs figures du Parti socialiste hostiles à Faure étaient présentes, comme Carole Delga ou Michaël Delafosse. L’écologiste Yannick Jadot, menacé d’éviction par son parti pour son soutien, était aussi là. En revanche, Olivier Faure et François Hollande brillent par leur absence. Le message est clair Glucksmann veut fédérer sans attendre le feu vert des appareils.

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