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Glucksmann calme les sifflets pour les macronistes mais pas pour Mélenchon

Lors de son premier meeting à Aubervilliers, le candidat à la présidentielle a laissé le public huer Jean-Luc Mélenchon. Une différence de traitement qui…

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Glucksmann calme les sifflets pour les macronistes mais pas pour Mélenchon

Lors de son premier meeting à Aubervilliers, le candidat à la présidentielle a laissé le public huer Jean-Luc Mélenchon. Une différence de traitement qui enflamme les réseaux sociaux et ravive les tensions à gauche.

Ce samedi 13 juin, Raphaël Glucksmann lançait sa campagne pour 2027 devant ses partisans à Aubervilliers. L’eurodéputé, qui se présente comme une alternative de gauche loin de La France insoumise, a voulu marquer sa différence. Quand la foule a sifflé les noms de Gabriel Attal et d’Édouard Philippe, il est intervenu pour demander le calme. Pas question de tomber dans la haine des opposants, a-t-il semblé dire. Mais le même réflexe ne s’est pas produit lorsque Jean-Luc Mélenchon a été hué quelques minutes plus tard. Glucksmann a laissé faire, sans un mot.

Sur les réseaux sociaux, la séquence a rapidement fait réagir. Des comptes proches des insoumis ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un deux poids deux mesures. « Il n’y a plus l’ombre d’un doute sur son positionnement », a-t-on pu lire. D’autres y voient la confirmation que le candidat de Place publique assume un rejet clair de la gauche radicale. Glucksmann lui-même avait préparé le terrain en affirmant plus tôt que « les Français ne veulent pas de Jean-Luc Mélenchon à l’Élysée ». Une phrase qui résume sa stratégie séduire les électeurs socialistes et écologistes en rupture avec le leader insoumis.

Ce pari est encore loin d’être gagné. Dans les sondages, Glucksmann plafonne autour de 12 % des intentions de vote, loin derrière Mélenchon. Il peine à rassembler largement au-delà de son propre camp. Sa gestion des huées à Aubervilliers expose surtout sa difficulté à incarner une gauche unie tout en marquant ses distances. En choisissant d’épargner les macronistes mais pas son rival de l’autre bord, il prend le risque de braquer une partie de l’électorat qui espère encore une alliance. La campagne ne fait que commencer et déjà les fractures se voient.

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