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Gianni Infantino balance sur l’arbitre refoulé, le journaliste détenu et Trump

À la veille du match d’ouverture de la Coupe du monde 2026, le président de la FIFA a vidé son sac face aux médias à Mexico. Entre polémiques sur un…

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Gianni Infantino balance sur l’arbitre refoulé, le journaliste détenu et Trump

À la veille du match d’ouverture de la Coupe du monde 2026, le président de la FIFA a vidé son sac face aux médias à Mexico. Entre polémiques sur un arbitre somalien refoulé par les États-Unis et l’affaire du journaliste français emprisonné, il n’a esquivé aucune question.

Gianni Infantino ne fait pas dans la langue de bois. Mercredi, dans les sous-sols du stade Aztèque, le boss du foot mondial a d’abord dû s’expliquer sur le cas d’Omar Abdulkadir Artan, élu meilleur arbitre africain en 2025. Ce Somalien s’est vu refuser l’entrée aux États-Unis et ne pourra pas officier pendant le Mondial. Infantino assume. « C’est malheureux mais nous ne contrôlons pas tout », a-t-il confié. Pas question de monter au créneau comme un fou furieux. « Se mettre à crier, ça provoque l’effet inverse. Nous ne sommes pas les maîtres du monde, on ne dicte pas sa loi aux gouvernements », a-t-il ajouté, tout en précisant qu’il cherchait encore des solutions.

Autre dossier chaud, autre silence gênant. Le président de la FIFA a aussi parlé de Christophe Gleizes, ce journaliste sportif français actuellement détenu en Algérie. Infantino a réservé une place vide dans la salle de conférence en son honneur. « C’est le seul journaliste sportif emprisonné au monde », a-t-il lancé. Il a même invité les parents de Gleizes à assister au match France-Sénégal du 16 juin. Son espoir ? Une grâce présidentielle. « Je souhaite sincèrement qu’il puisse être libéré et nous rejoindre ici. En attendant, sa place est réservée. »

Infantino a fini par une question explosive sur Donald Trump. Sans lui, dit-il, le Mondial aux États-Unis n’aurait jamais vu le jour. « J’entretiens d’excellentes relations avec le président Trump. Je l’ai connu lors de son premier mandat, et on collabore étroitement depuis le début du second. Sans son engagement, il aurait été tout simplement impossible d’organiser une Coupe du monde ici. » Le patron de la FIFA ne regrette rien. Il assume même d’avoir les États-Unis comme co-organisateurs, polémiques ou pas.

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