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Église – Secret de la confession: Darmanin reçoit le président de la Conférence des évêques

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Convocation, invitation ? Le président de la Conférence des évêques de France (CEF) va devoir « s’expliquer » de ses propos controversés sur le secret de la confession au ministère de l’Intérieur, où il est reçu mardi en début après-midi par Gérald Darmanin.

Au lendemain de la publication du rapport Sauvé qui a jeté une lumière crue sur l’importance des faits de pédocriminalité dans l’Eglise catholique de 1950 à nos jours, Mgr Eric de Moulins-Beaufort avait estimé que le secret de la confession était « plus fort que les lois de la République ».

Le ministre de l’Intérieur avait alors indiqué qu’il le recevrait, à la demande d’Emmanuel Macron, pour lui demander de « s’expliquer sur ses propos ».

Le rendez-vous entre les deux hommes, fixé à 14h00, permettra d’échanger « sur le sens du sacrement de la confession pour les catholiques et sur les fondements théologiques, spirituels et canoniques du secret de la confession », selon le président de la CEF.

La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), présidée par Jean-Marc Sauvé, préconise que les autorités de l’Eglise relaient un message clair sur l’obligation faite au confesseur de signaler aux autorités judiciaires et administratives les cas de violences sexuelles sur un mineur ou une personne vulnérable.

Une levée du secret de la confession que M. Sauvé a une nouvelle fois justifiée lundi dans un entretien à Famille chrétienne: « L’obligation de protéger la vie des personnes est, de notre point de vue, supérieure à l’obligation du secret de la confession qui vise en particulier à protéger la réputation du pénitent », a-t-il réaffirmé.

Selon Mgr de Moulins-Beaufort, « le secret de la confession a toujours été respecté par la République française », et n’est « pas contraire au droit pénal français », comme le souligne selon lui une circulaire de la chancellerie d’août 2004 (sur le secret professionnel des responsables religieux).

« Eric de Moulins-Beaufort recherche avant tout l’apaisement et rencontrera M. Darmanin dans cette optique-là », a déclaré Karine Dalle, chargée de communication de la CEF.

« pas d’exception »

Le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, a rappelé vendredi le cadre juridique du secret de la confession, en affirmant « l’impérieuse nécessité » pour les prêtres d’alerter sur les faits de pédocriminalité en cours.

M. Sauvé a toutefois souhaité que « l’arbre du secret de la confession ne cache pas la forêt de l’ensemble des recommandations » (45 au total) de sa commission.

Le sujet, brûlant, a fait réagir : plusieurs associations de victimes ont exprimé leur lassitude voire leur indignation face aux propos de l’épiscopat.

Côté politique, la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa a fait valoir sur Radio J qu’il n’y avait pas « d’exception » pour le respect des lois de la République.

« On a voté il y a quelques semaines une loi sur les principes républicains (loi dite contre le « séparatisme », ndlr). On nous a beaucoup accusés de l’avoir faite contre les musulmans. La première fois que cette loi va s’appliquer, c’est à l’Eglise » catholique, a observé samedi sur France 2 le patron des députés MoDem Patrick Mignola.

La candidate du RN à la présidentielle Marine Le Pen a souligné dimanche sur BFMTV que le secret confessionnel n’est « ni en-dessous, ni au-dessus », mais « dans la loi ».

Trois personnalités, dont le cofondateur de l’association de victimes La parole libérée (aujourd’hui dissoute) François Devaux, ont réclamé lundi « la démission collective de l’ensemble des évêques en exercice », « comme un signe d’espoir et de renouveau ».

 

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Serge Klarsfeld prêt à voter RN, une déclaration qui choque ses pairs et les survivants de la Shoah

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Serge Klarsfeld prêt à voter RN, une déclaration qui choque ses pairs et les survivants de la Shoah

Le militant de la mémoire de la Shoah, surnommé « le chasseur de nazis », a indiqué être prêt à voter pour le RN, suscitant la colère de ses pairs et des survivants de camps de concentration.

Une déclaration qui a surpris et choqué. Serge Klarsfeld, militant de la mémoire de la Shoah, membre de la Fédération des fils et filles de déportés juifs de France, a déclaré samedi 15 juin, sur LCI, qu’il n’aurait « pas d’hésitation » à voter pour le RN. Le parti d’extrême droite a, selon lui, « fait sa mue », quand LFI a fait le chemin inverse, développant « des relents antisémites et un violent antisionisme ».


Les propos de Serge Klarsfeld, que l’on surnomme « le chasseur de nazis », ont choqué ses pairs ainsi que les survivants des camps de concentration et leurs proches. Il a tenté de dissiper le malaise en assurant, auprès du Parisien lundi, qu’il « voterait comme d’habitude pour le parti centriste » dans le VIIIe arrondissement de Paris, car la balance RN/LFI n’y est pas présente. Ce qui n’est pas le cas dans de nombreux bureaux de vote. « La plupart des Français n’auront pas ce privilège et seront confrontés à des duels entre le Nouveau Front populaire et le Rassemblement national. Et il n’y a pas photo : le RN soutient les Juifs et Israël, l’extrême gauche est redevenue antisémite », a-t-il alors martelé.

Selon Laurent Joly, auteur du livre La Rafle du Vél d’Hiv : Paris, juillet 1942, Serge Klarsfeld commet une « lourde erreur » et il préfère « se souvenir du combat de toute une vie de Klarsfeld, que cet égarement ne saurait entacher », a-t-il déclaré auprès du Parisien.

« Il a fait un beau cadeau à la fille Le Pen. C’est lamentable », a de son côté réagi une survivante des camps de concentration auprès du quotidien francilien. « C’est une insulte aux morts de la Shoah », a pour sa part commenté Gilette, 79 ans, une femme de confession juive, née en 1944. Shimon, qui vit dans un quartier cosmopolite et multiconfessionnel de Créteil, est aussi fermement opposé à l’avis de Serge Klarsfeld : « Élire le RN, c’est le meilleur moyen d’attiser des tensions qui n’existent pas ici. »

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Bac 2024 : début des épreuves avec l’écrit de français pour 535.000 élèves

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Bac 2024 : début des épreuves avec l'écrit de français pour 535.000 élèves

Quelque 535.000 élèves de classe de première générale ou technologique passent vendredi l’écrit de français, coup d’envoi du bac 2024 qui se poursuivra mardi avec la philosophie pour les lycéens de terminale.

Pour l’épreuve de français, qui commencera à 08H00 (jusqu’à 12H00), 390.129 candidats sont inscrits en voie générale et 145.294 en voie technologique. Ils devront choisir entre une dissertation et un commentaire de texte pour le bac général, et entre un commentaire et une contraction de texte associée à un essai pour le bac technologique.

La dissertation, et l’essai en filière technologique, portent sur un texte au programme, qui est construit autour des quatre grands genres littéraires: roman, poésie, théâtre et littérature d’idées. Pour chaque genre, les élèves ont étudié une œuvre, parmi trois proposées. Ont pu ainsi être étudiés « Manon Lescaut » (1731) de l’Abbé Prévost, « La Peau de chagrin » (1831) de Balzac ou « Sido » (1929) de Colette pour le roman; « Le Cahier de Douai » (1893) d’Arthur Rimbaud, « La Rage de l’expression » (1952) de Francis Ponge ou « Mes forêts » (2021) d’Hélène Dorion pour la poésie.

Pour la littérature d’idées, sont au programme « Gargantua » (1534) de Rabelais, « Les Caractères » (1688) de La Bruyère et la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » (1791) d’Olympe de Gouges. Pour le théâtre, étaient proposés cette année « Le Malade imaginaire » (1673) de Molière, « Les Fausses confidences » (1737) de Marivaux et « Juste la fin du monde » (1990) de Jean-Luc Lagarce.

L’épreuve écrite de français compte coefficient 5 en voie générale et technologique. Cet écrit sera suivi d’un oral de français, doté également d’un coefficient 5 et qui porte sur les mêmes textes. Les dates de l’oral sont fixées par chaque académie. Le nombre de textes au programme pour cette épreuve a été ramené de 20 à 16 cette année en voie générale.

Les élèves de terminale commenceront les épreuves écrites du bac mardi matin avec la philosophie. Ils passeront ensuite les épreuves écrites de spécialité du 19 au 21 juin, puis le grand oral entre 24 juin et le 3 juillet.

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Nouveau Front populaire : la gauche scelle l’union et annonce un « programme de gouvernement »

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Nouveau Front populaire : la gauche scelle l'union et annonce un "programme de gouvernement"

Le « Nouveau Front populaire » de la gauche française présente un programme de gouvernement commun pour les législatives anticipées, marqué par une intense négociation et des attentes d’union, malgré quelques dissensions internes.

Un ouf de soulagement à gauche : après quatre jours d’intenses négociations entre ses principaux partis, le « Nouveau Front populaire » a annoncé avoir scellé un « programme de gouvernement » pour accompagner des « candidatures uniques » aux législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet.

« Nous avons réussi. Une page de l’Histoire de France s’écrit », s’est réjoui sur X le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure alors que le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué « un événement politique considérable en France ». « Le changement est en route », a tweeté le chef des communistes Fabien Roussel alors que la patronne des Écologistes Marine Tondelier a estimé qu’une « immense attente d’union s’est exprimée. Avec des candidatures et un programme commun ».

Cependant, Raphaël Glucksmann, en tête de la gauche pour les européennes, reste muré dans le silence. « C’est compliqué », a commenté un de ses proches, interrogé pour savoir si Place publique validait le programme. Le mouvement de l’essayiste avait pourtant bien signé l’accord de principe trouvé entre les différentes formations de gauche du « Nouveau Front populaire » dès lundi soir.

Une conférence de presse commune entre les différentes formations de gauche devrait avoir lieu vendredi. Les partis de gauche scellent ainsi une nouvelle alliance, deux ans après la création de la Nupes, qui, après beaucoup de désaccords entre ses membres, avait fini par éclater après les attaques du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël.

François Hollande, pourtant très critique du style et de la ligne de La France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon, a dit sur TF1 approuver ce « Nouveau Front populaire ». Après quatre jours de tractations, les voyants étaient au vert pour que cette communication commune se fasse jeudi. « On va atterrir, il y a une vraie avancée », expliquait en début d’après-midi un négociateur socialiste alors que les différents responsables de gauche étaient réunis au QG des Écologistes.

Dans la matinée, la tonalité était pourtant bien différente, les discussions semblant alors achopper sur la répartition des circonscriptions et certains points du programme. « Il y avait une crainte pour que nous n’y parvenions pas », avait reconnu Fabien Roussel au journal de 13h00 de TF1. Mais « à l’heure où je vous parle, je suis beaucoup plus optimiste, et nous devrions normalement pouvoir tenir l’engagement que nous avons pris ici en début de semaine », de constituer une nouvelle alliance de gauche pour lutter contre l’extrême droite lors des législatives, avait ajouté le patron des communistes.

En milieu de journée, un responsable socialiste racontait que la réunion sur le programme était « suspendue » tant que la discussion sur la répartition des circonscriptions « n’est pas débloquée ». Les deux négociations se tenaient séparément, mais les avancées de l’une avaient des conséquences sur l’autre, obligeant les différents acteurs des débats à un délicat jeu d’équilibriste. LFI veut « garder toutes les circonscriptions gagnables », soupirait la source socialiste.

Écologistes, socialistes, Insoumis et communistes sont tombés d’accord dans la semaine sur le nombre de circonscriptions allouées à chaque parti dans le cadre des candidatures uniques : 229 pour LFI, 175 pour le PS, 92 pour les Écologistes et 50 pour le PCF.

Sur la question du programme, « chacun y a mis du sien pour avoir le programme le plus clair (…) y compris sur la qualification des crimes qui ont été commis le 7 octobre » par le Hamas en Israël », mais aussi sur « la libération des otages », a indiqué Fabien Roussel.

Reste une question primordiale à trancher : qui incarnera cette alliance en passe de prendre vie. Et sur cet aspect plane l’ombre de Jean-Luc Mélenchon. Après s’être déclaré « capable » de devenir le nouveau locataire de Matignon, il a rappelé au reste de la gauche qu’il n’était pas en dehors du jeu. Tout en précisant qu’il souhaitait un profil fédérateur, ce qui n’est pas le point fort du tribun insoumis. Olivier Faure a dit toutefois « ne pas disqualifier » le triple candidat à la présidentielle pour le poste de Premier ministre.

Mais toute la gauche pourrait-elle se rallier derrière lui en cas de victoire ? « Chaque problème en son temps », évacue un élu communiste.

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