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Des salles de classe à 35 degrés, des profs crient à la maltraitance

La nouvelle vague de chaleur frappe les écoles françaises de plein fouet, et dans certains collèges, les mesures de bon sens ne suffisent plus. Entre…

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Des salles de classe à 35 degrés, des profs crient à la maltraitance

La nouvelle vague de chaleur frappe les écoles françaises de plein fouet, et dans certains collèges, les mesures de bon sens ne suffisent plus. Entre bâtiments vieillissants et budgets trop serrés, l’adaptation devient une urgence.

Quand le thermomètre dépasse les 35°C dans une salle de classe, impossible de se concentrer. À Béziers, au collège Krafft, la situation est devenue intenable. Le principal, Sylvain Ladent, raconte son impuissance dans les colonnes de Midi Libre. « Chaque année cela pose problème, mais cette année, c’est arrivé bien plus tôt. On est désemparé, tout le collège est au soleil. » Les seules solutions trouvées jusqu’ici sont basiques : autoriser des pauses boisson, distribuer des carafes d’eau, alléger les tenues et éviter le sport en extérieur. Mais pour les enseignants comme pour les élèves, ces rustines ne cachent pas le vrai problème.

Un enseignant du même collège, Sébastien Riberprey, ne mâche pas ses mots. « Il paraît urgent d’agir. Les mots sont peut-être un peu forts mais c’est de la maltraitance pour les élèves. » Son cri d’alarme reflète une réalité qui dépasse largement son établissement. Les écoles, comme les hôpitaux, souffrent d’infrastructures vieillissantes. Un audit énergétique réalisé dans l’Hérault début 2026 a chiffré à 200 millions d’euros les travaux nécessaires pour l’ensemble des collèges et lycées du département. Problème : le budget annuel alloué à ces rénovations n’atteint que 35 millions d’euros. À ce rythme, il faudrait près de six ans rien que pour rattraper le retard.

Face à l’urgence, les solutions sont multiples. Renaud Calvat, vice-président du conseil départemental délégué à l’éducation, le reconnaît : « Il n’y a pas qu’une seule solution, il faut allier la rénovation des bâtiments et l’adaptation de l’organisation du temps scolaire, en commençant un peu plus tôt le matin par exemple. » De son côté, le ministre de l’Éducation a déjà tranché sur un point sensible : les épreuves du baccalauréat et du brevet ne passeront pas l’après-midi. Les oraux pourront même être délocalisés. Mais ces ajustements ne suffiront pas si les murs continuent d’emmagasiner la chaleur. Le compte à rebours est lancé pour que les salles de classe ne deviennent pas des fournaises chaque été.

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