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Des centaines de portraits d’animaux collés dans les rayons viande d’un hypermarché

Dans le plus grand Carrefour de France, des militants ont brandi des photos de cochons, dindes et poulets pour dénoncer l’élevage intensif. Une action…

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Des centaines de portraits d’animaux collés dans les rayons viande d’un hypermarché

Dans le plus grand Carrefour de France, des militants ont brandi des photos de cochons, dindes et poulets pour dénoncer l’élevage intensif. Une action coup de poing en pleine canicule, avec un message sur le climat.

Samedi, une centaine de militants de L214 ont investi les allées de l’hypermarché Carrefour de Villiers-en-Bière, en Seine-et-Marne. Leur arme des portraits grandeur nature d’animaux photographiés dans des élevages qui, selon eux, approvisionnent directement l’enseigne. Dans les rayons jambon et charcuterie, ils ont déployé en silence des images de cochons mutilés dès la naissance, de lapins enfermés à vie, de poulets entassés.

L’association ne cache pas son objectif alerter sur ce qu’elle appelle la mise à mort de plus de 100 millions d’animaux chaque année pour Carrefour. La canicule a servi de déclencheur. « Les poulets supportent très mal la chaleur et peuvent mourir par milliers », a rappelé la porte-parole de L214, en appelant à ne pas oublier les bêtes dans les élevages intensifs pendant les pics de température. L’argument écologique est aussi mis en avant diviser par deux le nombre d’animaux tués permettrait de réduire les gaz à effet de serre de 35%, un levier prioritaire contre le réchauffement climatique.

La directrice de l’association a insisté sur le décalage entre l’offre en rayon et la réalité de l’élevage. Dans ce vaste hypermarché, un rayon jambon de dix mètres donne l’impression d’un large choix. Mais 95% des cochons sont élevés de la même façon sans accès à l’extérieur, sur des sols ajourés, avec des truies bloquées dans des cases où les petits tètent à travers les barreaux.

Carrefour, de son côté, a répondu en affirmant que le combat pour le bien-être animal est essentiel mais qu’il ne doit pas servir à diaboliser l’élevage ou à imposer brutalement la fin de la viande. Le groupe regrette d’avoir été pris pour cible alors qu’il affiche déjà le score AEBEA sur son poulet Carrefour. Il se dit prêt à coconstruire un plan d’amélioration avec L214, rappelant avoir déjà calculé son ratio de protéines végétales, qui représente aujourd’hui plus du tiers de ses ventes.

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