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Décès de Gilles Perrault, l’auteur engagé et défenseur de l’abolition de la peine de mort

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Décès de Gilles Perrault, l'auteur engagé et défenseur de l'abolition de la peine de mort

L’écrivain, connu pour son livre-enquête « Le Pull-over rouge », s’est éteint à l’âge de 92 ans.

L’écrivain français Gilles Perrault, de son vrai nom Jacques Peyroles, est décédé dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 août à l’âge de 92 ans, comme l’a confirmé sa famille à l’AFP. Connu pour son engagement en faveur de l’abolition de la peine de mort, Gilles Perrault a marqué l’histoire littéraire avec son livre-enquête emblématique « Le Pull-over rouge », paru en 1978.

L’ouvrage a suscité une vive polémique en alimentant les doutes sur la culpabilité de Christian Ranucci, guillotiné deux ans auparavant pour le meurtre d’une jeune fille. La parution de « Le Pull-over rouge » a contribué à la réflexion sur la peine de mort en France, qui sera finalement abolie en 1981. Toutefois, malgré trois demandes de révision du procès, les suspicions concernant l’affaire Ranucci n’ont jamais été totalement levées.

Gilles Perrault a poursuivi ses investigations sur cette affaire à travers d’autres livres, ce qui l’a conduit à des démêlés judiciaires pour diffamation envers des policiers de la brigade criminelle de Marseille. Cependant, l’écrivain a toujours défendu la justesse de ses propos et la nécessité de mettre en lumière les zones d’ombre de l’enquête.

Outre son engagement dans le domaine judiciaire, Gilles Perrault s’est également illustré dans d’autres genres littéraires. Il a débuté en tant qu’avocat avant de se tourner vers le journalisme puis la littérature, signant notamment le roman d’espionnage à succès « Le Dossier 51 », adapté au cinéma avec Michel Deville.

L’écrivain était également impliqué dans des causes sociales et politiques. Il a été un fervent militant au sein de Ras l’front, un réseau associatif actif dans les années 90 contre les idées du Front national. Son implication dans la lutte contre la peine de mort et ses prises de position sur des sujets délicats, tels que la monarchie marocaine avec son livre « Notre ami le roi », ont marqué les esprits de sa génération.

La ministre de la culture, Rima Abdul Malak, a salué la plume engagée de Gilles Perrault et son rôle dans l’abolition de la peine de mort. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a quant à elle évoqué l’impact du « Pull-over rouge » sur sa propre vocation d’avocate.

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Décès : La chanteuse Françoise Hardy est morte à l’âge de 80 ans

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Décès : La chanteuse Françoise Hardy est morte à l'âge de 80 ans

La chanteuse française Françoise Hardy est morte à l’âge de 80 ans, a annoncé son fils Thomas Dutronc mardi soir sur Facebook. L’icône des sixties à l’aura internationale était atteinte du cancer depuis 2004.

Avec le départ de Françoise Hardy, décédée à l’âge de 80 ans, c’est une artiste discrète, icône des sixties et figure de la chanson française à l’aura internationale, qui disparaît.

Son fils Thomas Dutronc a annoncé son décès mardi 11 juin au soir sur ses réseaux sociaux. « Maman est partie », a-t-il mis en ligne, avec une photo de lui enfant, auprès de sa mère. Dans le classement 2023 des 200 meilleurs chanteurs de tous les temps du magazine américain Rolling Stone, Françoise Hardy était l’unique représentante de la France.

Le cancer était apparu dans sa vie dès 2004, prenant plusieurs formes et lui faisant vivre un cauchemar. L’artiste avouait ainsi en 2023 qu’elle voulait « partir bientôt et de façon rapide, sans de trop grosses épreuves, comme l’impossibilité de respirer ». Elle s’affichait pro-euthanasie, déclarant : « Laisser quelqu’un d’incurable avoir des souffrances insupportables jusqu’à ce que mort s’ensuive est inhumain. »

Quels souvenirs resteront ? Son tube « Tous les garçons et les filles », sa voix délicate, le couple people intriguant qu’elle forma avec Jacques Dutronc… Mais pas seulement. C’était aussi l’ambassadrice d’une élégance française et pop à l’international, un « idéal féminin » pour Mick Jagger, figure fantasmée pour Bob Dylan ou David Bowie.

Tout commence donc en 1962 avec ce hit instantané – plus de deux millions d’exemplaires vendus – « Tous les garçons et les filles », qu’elle a écrit et composé, fait rare à l’époque. Elle a 18 ans, c’est son premier disque. Françoise Hardy, toute en contradictions, est là : elle perce en pleine vague yéyé, mais ne correspond pas vraiment à cette étiquette. Dans cette période insouciante, sa mélancolie tranche : « Oui mais moi, je vais seule par les rues, l’âme en peine / Oui mais moi, je vais seule, car personne ne m’aime. »

Son physique androgyne et sa retenue sont également loin des formes et de l’exubérance d’une Brigitte Bardot. Mais elle préfigure les mannequins longilignes qui envahiront bientôt les podiums. Et elle fait rapidement la Une des magazines, photographiée en France par son petit ami de l’époque, Jean-Marie Périer, à l’international par le célèbre William Klein. Elle a les cheveux longs, une frange – qu’elle gardera plus tard avec sa coupe à la garçonne – et porte à merveille les robes à lamelles, futuristes, signées Paco Rabanne.

Sa grande histoire d’amour s’appelle donc Dutronc, qui vient lui aussi de secouer les charts avec « Et moi, et moi, et moi » (1966). Ils auront un enfant, Thomas, lui-même devenu chanteur. Mais leur relation est source de désillusions entre les infidélités de l’auteur des « Playboys » – liaison avec Romy Schneider – et la distance qu’il impose à celle qui devient sa femme. Dans leur immeuble parisien, avant la séparation (sans divorce) ils vivent ainsi dans deux étages distincts…

Cette vie conjugale douce-amère imprègnera toute son œuvre, de « Message personnel », immense succès de 1973, composé avec Michel Berger, à « Personne d’autre », titre du dernier album éponyme en 2018. Parmi les autres pépites, on peut, entre autres, citer « Mon amie la rose » (1964) ou « Comment te dire adieu » écrit par Serge Gainsbourg (1968). Ce morceau est une adaptation de « It hurts to say goodbye » de l’Américaine Margaret Whiting. Mais c’est la version Hardy que reprendra sur une rythmique dance Jimmy Somerville, l’ancien leader de Bronski Beat, vingt ans plus tard.

L’album « La question », ovni réalisé avec la Brésilienne Tuca, est l’un des disques de chevet d’Étienne Daho, admirateur devenu ami de la chanteuse aux cheveux couleur neige, l’âge venu. « Le temps de l’amour » résonne dans le film « Moonrise Kingdom » de Wes Anderson et Morrissey, ex-leader de The Smiths ne passe pas une interview sans la citer. Pas mal pour une jeune Parisienne élevée avec sa sœur par une mère seule, qui n’a eu sa première guitare qu’à 16 ans et a poussé pour la première fois la porte d’une maison de disques après une petite annonce lue dans la presse.

« Toute ma vie, j’ai été à l’affût des belles mélodies. En écouter me met au septième ciel », confiait-elle en 2018. Les plus beaux thèmes mélodiques sont toujours mélancoliques ou romantiques. Elle disait aussi que chanter ne lui était pas naturel et a rapidement abandonné la scène.

Cette férue d’astrologie parlait sans détour de son cancer et de l’idée de la fin. « La mort n’est que celle du corps, lequel est d’essence matérielle. En mourant, le corps libère l’âme qui est d’essence spirituelle. Mais il n’en reste pas moins que la mort du corps est une épreuve considérable et je l’appréhende autant que tout le monde », exposait-elle.

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Francois Commeinhes achète pour 1,5M€ de statues malgré l’endettement de Sète Agglopôle

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Francois Commeinhes achète 1,5M€ dans des statues malgré l’endettement de Sète Agglopôle
©VilledeSète

Alors que Sète Agglopôle Méditerranée (SAM) doit emprunter quatre millions d’euros, Francois Commeinhes, président de la SAM, décide unilatéralement d’investir un million d’euros dans des statues sans consulter le conseil communautaire.

Tout augmente sur le territoire du bassin de Thau, et pour cause, il faut assumer le train de vie démesuré du maire sétois à la tête de la SAM. Alors que d’un côté le président de la SAM a dû faire un emprunt de quatre millions d’euros pour continuer de faire fonctionner l’agglomération [lire ici], de l’autre il dilapide l’argent public sans concertation. Lors des dernières décisions, la liste des quinze premiers bénéficiaires des commandes de statues, financées par de l’argent public pour un projet controversé, a enfin été révélée.

L’opération « 20 ans / 20 œuvres », lancée par François Commeinhes [lire ici], célèbre un anniversaire erroné puisque la SAM a été créée le 1er janvier 2017, suite à la fusion de Thau Agglo et de la Communauté de Communes du Nord du Bassin de Thau. En réalité, la SAM fête cette année son sixième anniversaire, et non pas son vingtième. Cependant, cela n’a pas empêché la mise en place d’un projet coûteux et critiqué pour vider les caisses publiques.

Parmi les artistes sélectionnés pour bénéficier de l’argent public et participer à la création des statues d’un anniversaire erroné, on trouve neuf hommes et six femmes. Les hommes choisis sont François LIGUORI, Robert COMBAS, Maxime LHERMET, Hervé DI ROSA, Pedro MARZORATI, André CERVERA, Jean DENANT, Richard DI ROSA et Bob VERSCHUEREN. Du côté des femmes, Chourouk HRIECH, Elise MORIN, Eve LA- ROCHE-JOUBERT, Agnès ROSSE, Françoise PETROVITCH et Victoria KLOTZ ont été sélectionnées.

Tous ces artistes bénéficieront de 100 000 € chacun, sur la seule décision du président de la SAM. Comment ces artistes ont-ils été sélectionnés, et par qui ? Les informations manquent cruellement de transparence. Selon le projet présenté, il reste à ce jour encore 500 000 € à distribuer dans les prochains jours. Le délai d’exécution de ce marché public est fixé au 31 décembre 2025, ce qui signifie que les œuvres seront présentées en pleine campagne municipale.

Il est à noter que le maire de Sète, Francois Commeinhes, attend une confirmation de la Cour de Cassation concernant ses cinq ans d’inéligibilité. Il n’est donc pas certain qu’il sera en fonction pour inaugurer ces œuvres. Les résidents du bassin de Thau continuent de supporter les conséquences financières de ces décisions controversées, sans visibilité sur une amélioration de la gestion budgétaire locale.

À LIRE AUSSI > Sète Agglopôle : le recours à un emprunt de 4M€ confirme la mauvaise gestion financière

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Culture

Plateformes de streaming : 7 000 artistes réclament une meilleure rémunération

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Plateformes de streaming : 7 000 artistes réclament une meilleure rémunération

À la veille du Festival de Cannes, 7 000 acteurs signent une tribune pour dénoncer le non-respect de la loi sur la rémunération proportionnelle de leurs œuvres.

Alors que le Festival de Cannes s’apprête à ouvrir ses portes pour sa 77e édition, une tribune signée par 7 000 acteurs français fait grand bruit. Cette déclaration exprime le mécontentement des artistes face à la rémunération jugée insuffisante de leurs œuvres par les plateformes de streaming.

Parmi les signataires de cette tribune, des personnalités telles que Julie Gayet, Samuel Le Bihan, Benoît Magimel et Thierry Lhermitte réclament une application stricte de la loi du 12 mai 2021. Cette loi prévoit une rémunération supplémentaire proportionnelle au succès des œuvres diffusées sur les plateformes en ligne.

Trois ans après l’adoption de cette loi, les acteurs constatent qu’elle n’est toujours pas mise en application. Dans leur tribune, ils évoquent la possibilité d’un mouvement de grève similaire à celui ayant eu lieu à Hollywood, ayant entraîné des pertes considérables pour l’industrie cinématographique américaine.

Anne Bouvier, présidente de l’Adami, soutient cette initiative et appelle à un soutien gouvernemental pour faire respecter les droits des artistes. Elle souligne également une montée de la colère parmi les acteurs français, notamment ceux œuvrant dans les séries télévisées quotidiennes.

L’acteur et réalisateur Sam Karmann, dans une déclaration au Parisien, espère que la raison et la loi prévaudront, mais n’exclut aucune forme de mobilisation pour faire entendre les revendications des acteurs.

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