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Dalma Maradona brise le silence au procès et désigne un responsable
La fille aînée de la légende du foot a livré un témoignage déchirant devant le tribunal de San Isidro. Elle a décrit une prise en charge médicale…


La fille aînée de la légende du foot a livré un témoignage déchirant devant le tribunal de San Isidro. Elle a décrit une prise en charge médicale inexistante et pointé du doigt le neurochirurgien Leopoldo Luque.
Dalma Maradona avait du mal à retenir ses larmes. Mardi 9 juin, pour la première fois dans ce procès, la fille aînée de Diego Maradona a raconté les semaines qui ont précédé la mort de son père, en novembre 2020. Le cadre de sa convalescence était censé être une hospitalisation à domicile sérieuse avec ambulance 24 heures sur 24, infirmiers et équipement médical. Mais six ans plus tard, Dalma assure que la réalité était tout autre. « Personne ne prenait en charge la situation », a-t-elle lancé aux juges, la voix brisée par l’émotion.
Elle a notamment évoqué un épisode marquant. Alors que Maradona se remettait d’une neurochirurgie pour un hématome, il a été victime d’une intoxication alimentaire. La coordinatrice infirmière, qui fait partie des accusés, a alors appelé les filles de la star pour les prévenir. Leur première réaction a été de demander un transfert en ambulance. Problème l’ambulance n’existait tout simplement pas. « Si on avait su qu’il n’y en aurait pas, on n’aurait jamais choisi cette option », a insisté Dalma. Pour elle, avec l’état de son père, ce véhicule était indispensable.
En parallèle, la fille de Maradona a clairement mis en cause le neurochirurgien Leopoldo Luque. Selon elle, lors des réunions préparatoires avec la famille, il avait été désigné comme le responsable principal de la santé de son père. Luque formait une équipe avec la psychiatre Agustina Cosachov et le psychologue Carlos Diaz, tous deux également accusés. « Ce n’est pas une conclusion que j’ai tirée moi-même. C’est ce qui est ressorti des discussions », a-t-elle affirmé. D’autres témoignages vont dans le même sens. Nancy Forlini, coordinatrice du prestataire de soins Swiss Medical, a confirmé que Luque et Cosachov étaient identifiés comme les médecins traitants. Ils devaient faire les demandes de services comme l’ambulance ou le matériel. Mais à part une visite médicale par semaine et un service infirmier, rien n’a été réclamé. « C’était un patient VIP. Tout ce qu’ils auraient demandé aurait été accepté », a-t-elle regretté. Le procès, qui se tient deux fois par semaine, pourrait durer jusqu’à l’été. Sept professionnels de santé risquent jusqu’à 25 ans de prison pour « homicide avec dol éventuel ».





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