Nous rejoindre sur les réseaux

France

Covid-19: la France confrontée à « une deuxième vague forte », Macron va parler

Article

le

covid-19:-la-france-confrontee-a-« une-deuxieme-vague-forte »,-macron-va-parler

Sans exclure des reconfinements locaux, Jean Castex a exhorté lundi les Français à plus de vigilance face à une « deuxième vague forte » de Covid-19, à deux jours d’une nouvelle prise de parole d’Emmanuel Macron.

« Nous sommes dans une deuxième vague forte », a déclaré le Premier ministre lundi sur franceinfo, sur fond d’envolée des nouveaux cas positifs et d’hôpitaux guettés par la saturation, surtout en Ile-de-France, en appelant « de façon extrêmement claire à ce que nous nous mobilisions toutes et tous ».

« Il ne peut plus y avoir de relâchement », a averti M. Castex, pour qui « les Français ont considéré un peu trop vite, malgré les discours que nous tenions, que ce virus avait disparu ».

Pendant les grandes vacances, « les Français ont collectivement considéré que c’était fini, que c’était dernière nous », a-t-il insisté, assurant que pour sa part, il n’avait « cessé tout l’été d’appeler à la vigilance » et pris des mesures pour généraliser le port du masque. Selon Jean Castex, le déconfinement s’est déroulé de « façon efficace », en dépit des critiques sur la disponibilité et les délais des tests.

« Rien ne doit être exclu quand on voit la situation dans nos hôpitaux », a également prévenu le chef du gouvernement à propos de la possibilité de reconfinements locaux. Dans le même temps, le secrétaire d’Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne a incité les Français à réserver leurs vacances de la Toussaint en promettant que « les réservations annulées ne (coûteraient) rien » et que « la sécurité sanitaire (était) au rendez-vous ».

Après les restaurateurs, qui s’étaient mobilisés contre la fermeture de leurs établissements, les forains ont à leur tour protesté lundi contre les restrictions sanitaires en menant des opérations escargots dans toute la France, tandis que des dizaines de VTC ont bloqué des voies de circulation près de Bercy pour réclamer plus d’aides. Autre cri d’alarme, la fédération des fleuristes (FFAF) a estimé que 15% d’entre eux devraient disparaître d’ici au printemps 2021 à cause de la crise due au Covid-19.

plus de 20.000 cas quotidiens

L’exécutif examinera la situation sanitaire lors d’un conseil de défense sanitaire mercredi, avant une interview à 19H55 du président Emmanuel Macron sur TF1 et France 2.

Le nombre de nouveaux cas de tests positifs au Covid-19 enregistrés en 24 heures a battu plusieurs records depuis le redémarrage de l’épidémie cet été et passé le cap des 20.000 ces derniers jours (20.339 vendredi, 26.896 samedi), selon les données quotidiennes de Santé publique France, dont le dernier bilan fait état de 32.730 décès en France.

Les chiffres sur les nouvelles contaminations sont à prendre avec prudence, car ils peuvent parfois correspondre à des prélèvements réalisés plusieurs jours plus tôt, mais le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS), Aurélien Rousseau, a fait état sur RMC/BFMTV d’un taux de tests positifs de 17% en Ile-de-France « qu’on n’avait jamais atteint ».

Avec « 474 malades, on a passé les 42% d’occupation » des lits de réanimation par des patients Covid-19 dans la région la plus peuplée du pays (12 millions d’habitants), a ajouté Aurélien Rousseau, un niveau qui va imposer des déprogrammations d’interventions pour faire de la place dans les hôpitaux.

Avec Toulouse et Montpellier, qui basculent mardi, la France compte désormais neuf villes – dont les quatre plus grandes de France – et le département de la Guadeloupe en zone d’alerte maximale, synonyme de taux d’occupation des lits en réanimation à 30% et qui a pour conséquence la fermeture des bars, des salles de sport et un accueil limité dans les restaurants. A Aix-Marseille, ces mesures ont été prolongées pour 15 jours supplémentaires.

Si les services hospitaliers sont lancés dans une course contre la montre, Jean Castex a aussi comparé la lutte contre le Covid-19 à « une course d’endurance », qui « va durer plusieurs mois ».

Il a de nouveau appelé à éviter « les contacts au maximum », notamment lors des retrouvailles en famille de la Toussaint, mais « je ne vais pas vous dire qu’on ne peut pas voir papi et mamie ce serait ridicule », a-t-il ajouté.

« Au lieu d’avoir 15 amis autour de la table, vous en avez trois ou quatre », a aussi lancé, sur LCI, l’épidémiologiste de l’Institut Pasteur Arnaud Fontanet, également membre du Conseil scientifique. Selon lui, « il n’y a rien qui va changer profondément la donne » jusqu’aux effets d’un vaccin, qu’il ne situe pas avant le « deuxième semestre 2021, au mieux ».

France

Corruption à Marseille : les bureaux de l’Office antistupéfiants perquisitionnés par l’IGPN

Article

le

Corruption à Marseille : les bureaux de l'Office antistupéfiants perquisitionnés par l'IGPN

Les enquêteurs de la police des polices ont perquisitionné les locaux de l’Ofast début avril, à Marseille, après une dénonciation pour des soupçons de corruption.

C’est une affaire qui risque d’impacter sérieusement le bon déroulement des opérations « place nette », destinées à faire le ménage dans le milieu du trafic de stupéfiants, et lancées mi-mars à Marseille par Gérald Darmanin. Des enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont perquisitionné les locaux de l’Office antistupéfiants (Ofast) de la cité phocéenne, début avril, selon une information du Parisien, mercredi 10 avril. La police des polices a reçu un signalement, après la dénonciation d’une source anonyme, pour des soupçons de corruption.

La perquisition a eu lieu jeudi 4 avril après que le parquet de Marseille a ouvert une enquête. Des soupçons de corruption sont à l’origine du signalement anonyme, mais les investigations portent sur plusieurs infractions, rapporte aussi Le Parisien. Du matériel de l’Ofast de Marseille et de ses policiers a été saisi, notamment des téléphones et des ordinateurs, mais l’IGPN n’a, pour le moment, placé personne en garde à vue.

La ville de Marseille est touchée depuis plusieurs mois, si ce n’est des années, par de violents règlements de compte sur fond de trafic de drogues et guerre de territoires. Les « narchomicides », assassinats en lien direct avec le narcobanditisme, se multiplient. L’Ofast de Marseille a d’ailleurs vu une de ses enquêtes échouer lundi 8 avril. Un homme a été tué par balle dans la nuit en plein cœur de la cité phocéenne : il était au cœur d’une enquête sur un réseau de stupéfiants et devait être interpellé lundi matin.

Lire Plus

France

Fin du ramadan 2024 : qu’est-ce que l’Aïd el-Fitr, la grande fête musulmane qui a lieu ce mercredi en France ?

Article

le

Fin du ramadan 2024 : qu’est-ce que l’Aïd el-Fitr, la grande fête musulmane qui a lieu ce mercredi en France ?

Cette année, les musulmans célèbrent l’Aïd el-Fitr ce mercredi 10 avril. Ce qu’il faut savoir sur cette fête, qui marque la fin du jeûne du mois du ramadan et qui est l’une des deux dates centrales de l’islam avec l’Aïd el-Kébir.

Après le dernier jour du mois béni, les musulmans célèbrent l’Aïd el-Fitr ou Aïd el-Seghir (petite fête, en opposition à l’Aïd al-Kebir, la grande fête). La fête de la rupture du jeûne du mois de Ramadan a lieu au lendemain du dernier jour du neuvième mois hégirien, le premier jour du mois de chawwal.

Il s’agit de l’une des deux dates les plus solennelles du calendrier musulman avec l’autre Aïd, l’Aïd al-Kébir ou Aïd el-Adha, la grande fête ou fête du sacrifice qui commémore, selon la tradition musulmane, le sacrifice que Dieu demanda à Abraham pour éprouver sa foi.

L’Aïd el-Fitr, qui peut durer jusqu’à trois jours, est traditionnellement célébrée par des prières à la mosquée, des repas de fête et des visites familiales, des achats de vêtements, des échanges de cadeaux en famille et avec les amis. Les enfants reçoivent cadeaux et friandises. L’annonce officielle de sa date est faite chaque année à l’issue d’une courte et très symbolique cérémonie de « nuit du doute » à la grande mosquée de Paris qui se tient généralement la veille ou l’avant-veille.

Il y a en réalité deux « nuits du doute », l’une confirmant la date de début du ramadan, et l’autre confirmant la date de fin. Ces dates sont fixées sur la base de l’observation du croissant lunaire, en conformité avec le choix opéré par les principaux pays arabo-musulmans, mais les observations scientifiques permettent de faire une estimation du calendrier en amont.

À l’issue de la prière d’Al-Asr et de la Nuit du Doute, la communauté religieuse de la Grande Mosquée de Paris a dévoilé, ce lundi 8 avril 2024, la date de l’Aïd el-Fitr, qui a lieu ce mercredi 10 avril 2024. « La commission a constaté l’impossibilité d’observer la nouvelle lune » indique la Grande Mosquée de Paris dans un communiqué. Celle-ci a donc déterminé cette date, identique à celle définie par le Conseil français du culte musulman (CFCM).

En France, l’Aïd el-Fitr fait partie des fêtes religieuses non fériées pour lesquelles les administrations peuvent accorder aux agents publics une autorisation d’absence. Il en est de même pour les écoliers. En revanche, les salariés du privé doivent se référer aux règles s’appliquant dans leur entreprise, ou poser des congés en accord avec leur employeur.

Quatrième des cinq piliers de l’Islam – la Shahada (la profession de foi), la Zakât (aumône légale), le pèlerinage à La Mecque, le jeûne (du mois de Ramadan), la prière (qui doit être faite cinq fois par jour)-. le ramadan suscite un ensemble de pratiques socio-religieuses largement suivies parmi les près de 6 millions musulmans estimés en France.

L’Aïd el-Fitr est aussi l’occasion d’être solidaire avec les plus démunis. Lors de cette fête, le musulman est invité à acquitter une aumône pour les pauvres, une pratique obligatoire de l’islam, la Zakât el-Fitr, qui correspond à un repas. Fixé chaque année par les instances religieuses, son montant est de 9 euros en 2024.

Lire Plus

France

Fonction publique : Stanislas Guerini veut « lever le tabou du licenciement »

Article

le

Fonction publique : Stanislas Guerini veut « lever le tabou du licenciement »

Le ministre de la Transformation et de la Fonction publique a ouvert, mardi 9 avril, la concertation avec les collectivités, les hôpitaux et les syndicats pour réformer la fonction.

C’est une petite phrase qui suscite l’ire des syndicats. Stanislas Guerini a lancé, ce mardi 9 avril à Paris, la concertation autour de la réforme de la fonction publique, qui doit être présentée en conseil des ministres, cet automne. Ce projet de loi vise notamment à accentuer la rémunération des fonctionnaires au mérite et faciliter les mutations dans les trois branches de la fonction (État, collectivité, hôpitaux).

« Je veux qu’on lève le tabou du licenciement dans la fonction publique », a confié le ministre de la Transformation et de la Fonction publique, pointant du doigt une « culture de l’évitement sur ces sujets-là ».

« C’est un dévoiement du statut de la fonction publique que de considérer que, au nom de la garantie de l’emploi, on ne puisse pas se séparer d’un agent qui ne ferait pas son boulot. La justice, c’est de récompenser les agents qui sont engagés et de sanctionner ceux qui ne font pas suffisamment leur travail », a-t-il ajouté.

Selon les chiffres du ministère, rapportés par Le Parisien, treize licenciements pour insuffisance professionnelle ont eu lieu en 2023 dans la fonction publique, pour 2,5 millions d’agents.

Dans un document présenté ce mardi aux syndicats et aux employeurs, le gouvernement a détaillé une série de mesures qu’il envisage de glisser dans son projet de loi : maintien systématique de la rémunération en cas de mutation, octroi facilité d’un « emploi pérenne » aux apprentis, élargissement de la palette de sanctions face à une « insuffisance professionnelle »…

« Le statut de la fonction publique, ce n’est pas le statu quo, ce n’est pas l’égalitarisme. Il faut le faire évoluer, le moderniser. On a des agents pleinement dans le XXI siècle, mais un système qui est parfois resté bloqué dans les années 1980 », appuie le ministre.

Les huit syndicats ont dénoncé, lundi 8 avril, dans un communiqué commun une réforme « dogmatique » et qui ne répondrait « à aucune des préoccupations des agents publics ». L’Unsa-FP juge notamment que les priorités pour les agents sont « celles de leur pouvoir d’achat et de leurs conditions de travail ». « Plutôt qu’un projet de loi, c’est un engagement budgétaire qui est nécessaire », soutient-il.

La concertation doit se poursuivre jusqu’à l’été, avant une présentation du projet de loi à la rentrée. Deux autres réunions plénières avec les syndicats doivent se tenir le 14 mai et le 20 juin prochains.

Lire Plus

Les + Lus