Faits Divers
Condamné à perpétuité pour 30 empoisonnements, il réclame la liberté en attendant son appel
Frédéric Péchier a été qualifié de « tueur en série » par la justice. Mais il clame son innocence et demande sa remise en liberté en vue de son procès en…


Frédéric Péchier a été qualifié de « tueur en série » par la justice. Mais il clame son innocence et demande sa remise en liberté en vue de son procès en appel, prévu en 2027 à Lyon.
La justice examine ce mardi une nouvelle demande de liberté pour l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier. En décembre 2025, il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, pour avoir empoisonné trente patients dans deux cliniques de Besançon. Douze de ses victimes, âgées de 4 à 89 ans, sont décédées. Les jurés l’ont décrit comme un « tueur en série » qui utilisait les blocs opératoires comme terrain de jeu. Son procès en appel doit se tenir à Lyon à partir de septembre 2027. C’est dans ce cadre que la chambre de l’instruction de la cour d’appel lyonnaise est saisie de sa demande de remise en liberté.
C’est la deuxième tentative de Frédéric Péchier pour sortir de prison avant son second procès. Une première demande avait été rejetée en février dernier à Besançon, au motif qu’une libération risquerait de troubler l’ordre public. La justice estimait alors que l’ancien médecin pourrait faire pression sur des témoins et que rien ne garantissait sa présence à l’audience d’appel. La Cour de cassation a validé ce refus en mai. Mais la défense a déposé un nouveau recours le 27 mai, en arguant que son client a besoin de liberté pour préparer sereinement sa défense pour l’échéance de 2027.
Pendant son procès initial, Frédéric Péchier avait comparu libre. Il n’avait été incarcéré qu’après sa condamnation, contrairement à la phase d’instruction où il était resté en liberté. À l’audience, l’accusation avait détaillé un scénario glaçant entre 2008 et 2017. Pour nuire à des confrères avec qui il était en conflit, le praticien aurait pollué des poches de perfusion avec différents produits, provoquant arrêts cardiaques ou hémorragies chez des patients opérés. Il serait ensuite parfois intervenu pour tenter de les réanimer, cherchant à faire valoir ses compétences et à assouvir une « soif de puissance », selon les juges. Lors de son procès, après avoir longtemps nié, Péchier a fini par reconnaître qu’un empoisonneur avait bien sévi dans l’une des deux cliniques où il travaillait. Mais il a constamment répété que ce n’était pas lui.
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