Faits Divers
Au G7 Donald Trump balaie d’un revers de main le plan de Macron pour Ormuz
Arrivé à Évian, le président américain a annoncé un accord avec l’Iran qui doit rouvrir le détroit d’Ormuz vendredi. Mais il a jugé inutile l’offre d’aide…


Arrivé à Évian, le président américain a annoncé un accord avec l’Iran qui doit rouvrir le détroit d’Ormuz vendredi. Mais il a jugé inutile l’offre d’aide d’Emmanuel Macron pour sécuriser ce passage stratégique.
Donald Trump a posé le pied en Haute-Savoie ce lundi, à quelques heures du début officiel du sommet du G7. Son arrivée en hélicoptère à l’hôtel Royal d’Évian a été marquée par une poignée de main moins énergique qu’à leurs premières rencontres avec son homologue français. Pourtant, le milliardaire républicain de 80 ans s’est dit heureux de retrouver Emmanuel Macron, qu’il a qualifié d’« ami spécial ». Mais derrière les sourires, le ton s’est vite durci sur le dossier qui agite la région du Golfe.
Le président américain a confirmé qu’un accord avec l’Iran serait signé vendredi à Genève. Ce texte, dont le contenu reste secret, prévoit la réouverture complète du détroit d’Ormuz, bloqué depuis le début de la guerre déclenchée fin février par les États-Unis et Israël contre Téhéran. Interrogé sur la proposition française et britannique de déployer une force multinationale pour déminer et sécuriser ce passage, Donald Trump a fait comprendre qu’il n’en voyait pas l’intérêt. « Je ne pense pas que nous aurons besoin de beaucoup d’aide », a-t-il lancé, avant d’ajouter que « un bateau ou deux de quelques pays » ne seraient pas une mauvaise idée, histoire de parer à toute éventualité. Emmanuel Macron, à ses côtés, a réitéré son offre tout en reconnaissant qu’elle pourrait ne pas être « souhaitée » ni « nécessaire ». Le président français avait plus tôt assuré que le porte-avions Charles-de-Gaulle pourrait être déployé dans la zone en deux ou trois jours, si les Américains et les Iraniens donnaient leur feu vert.
Au-delà d’Ormuz, les tensions commerciales ont vite surgi. Avant même son arrivée, Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane sur le vin français si Paris ne levait pas sa taxe sur les revenus des géants de la tech. Une menace que le chef de l’État français, pourtant désireux de ménager son invité, a fermement rejetée. Sur l’Ukraine, le président américain a estimé possible de « faire quelque chose ». Il a dit avoir parlé dimanche avec Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, tous deux « ouverts » selon lui. Mais en réalité, la Russie n’a pas accepté la proposition de rencontre que le président ukrainien avait faite en marge du G7. Les Européens, eux, continuent de réclamer plus de pression sur Moscou via de nouvelles sanctions. Le sommet s’annonce dense, et l’imprévisibilité de Donald Trump pourrait bien en dicter le rythme jusqu’à mercredi.
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