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Ces flacons allemands indispensables aux vaccins contre le Covid-19

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Chez le spécialiste du verre Schott, la production de flacons tourne sans relâche: l’entreprise allemande, référence du secteur médical, prépare depuis des mois l’arrivée très prochaine d’un vaccin contre le Covid-19.

Ce groupe qui affiche 130 ans d’existence et porte encore le nom de son fondateur, Otto Schott, n’a pas attendu les annonces spectaculaires des dernières semaines pour satisfaire une demande inédite.

Pour les essais cliniques lancés depuis le printemps, Schott a déjà livré des millions de flacons aux laboratoires engagés dans la course au vaccin. Chez plusieurs développeurs, les fioles sont déjà remplies et n’attendent plus que le feu vert des autorités pour être commercialisées.

Le verre « borosilicate », dont Schott a fait sa spécialité, est très recherché pour sa capacité à résister aux températures extrêmes.

Si le secret professionnel empêche Christina Rettig, directrice de la communication, de nommer les laboratoires clients de l’entreprise, « ceux dont parlent les médias » en font partie.

Au total, trois quarts de la centaine d’essais cliniques en cours utilisent des flacons Schott, selon Mme Rettig.

Parmi les projets de vaccins les plus avancés: ceux du groupe américain Moderna et de l’alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech. L’efficacité de ces produits est de près de 95% et les premières injections pourraient avoir être mises sur le marché dès la mi-décembre, selon les autorités européennes et américaines.

Schott et ses principaux concurrents, l’allemand Gerresheimer et la firme italienne Stevanato, sont prêts à relever le défi: les trois géants du secteur ont indiqué en juillet, dans un communiqué commun, travailler en lien étroit avec les laboratoires pour répondre à la demande.

A lui seul, le groupe Schott, dont le siège est situé à Mayence (ouest), comme BioNTech, compte produire assez de flacons pour deux milliards de doses de vaccins Covid-19 d’ici fin 2021, selon Mme Rettig.

Usines protégées

Déjà boosté par la demande chinoise, Schott avait lancé en 2019 un programme d’investissement d’un milliard de dollars (840 millions d’euros) pour développer les capacités de sa branche pharmaceutique. A l’arrivée des commandes liées à la pandémie, les machines supplémentaires étaient déjà prêtes.

« Cela nous a mis dans une bonne position pour accroître rapidement la production », explique Mme Rettig.

Les usines Schott tournent 24 heures sur 24 —  comme c’est la norme dans le secteur — et aucune personne extérieure à l’entreprise n’est admise sur les chaînes de fabrication pour minimiser les risques d’infection.

Un important site de production du groupe en Bavière, situé à Mitterteich, s’est retrouvé au coeur de la pandémie très tôt, quand cette localité est devenue en mars l’un des premiers foyers allemands du nouveau coronavirus après une fête de la bière.

Conséquence de la fermeture des frontières, plusieurs travailleurs originaires de République Tchèque « n’ont pas vu leurs amis ou familles pendant des semaines ».

« Référence absolue »

Le verre borosilicate a été inventé vers 1890 par Otto Schott, chimiste allemand issu d’une famille de verriers. Il peut supporter des températures allant de -80 à 500 degrés, propriété indispensable au vaccin BioNTech/Pfizer, qui nécessite d’être conservé à -70 dégrés.

Le matériau est également chimiquement inerte, empêchant des réactions potentiellement nocives entre le contenant et le contenu.

Associés aux scientifiques et industriels allemands Ernst Abbe et Carl Zeiss, Otto Schott a fondé un laboratoire qui a établi les bases technologiques du verre moderne.

Le verre borosilicate est ainsi devenu « la référence absolue » pour le condionnement de médicaments, explique Mme Rettig.

L’entreprise autrefois familiale, détenue intégralement par la fondation Carl Zeiss, emploie aujourd’hui quelque 16.000 employés dans plus de 30 pays pour un chiffre d’affaires de 2,2 milliards d’euros en 2018/2019.

Le groupe vend également des produits d’éclairage spécialisés, notamment pour l’endoscopie.

Contrairement aux laboratoires, les flacons ne font pas les gros titres de la presse, mais, assure Mme Rettig, les employés de Schott « sont fiers de contribuer à lutter contre le coronavirus. »

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Covid-19 en Chine : Emmanuel Macron demande des mesures adaptées à la protection des Français

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Alors que la Chine a décidé de mettre fin à la politique «zéro Covid», suscitant l’inquiétude de plusieurs pays, le président de la République Emmanuel Macron a demandé des mesures adaptées de protection des Français.

L’inquiétude monte d’un cran. Emmanuel Macron a «demandé des mesures adaptées de protection» des Français au gouvernement, qui assure mercredi «suivre très attentivement l’évolution de la situation en Chine», confrontée à une explosion des cas de Covid.

Au gouvernement, «le ministère de la Santé et de la prévention suit très attentivement l’évolution de la situation en Chine», a-t-il indiqué.

«Il est prêt à étudier toutes les mesures utiles qui pourraient être mises en œuvre en conséquence, en lien avec les partenaires européens de la France, et dans le cadre juridique qui existe aujourd’hui», a-t-il ajouté.

Depuis le 1er août 2022 et l’adoption de la loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, les voyageurs n’ont plus aucune formalité à accomplir avant leur arrivée en France, peu importe le pays ou la zone de provenance.

Ce texte laisse cependant la possibilité au gouvernement d’imposer, jusqu’au 31 janvier, la présentation d’un test négatif avant l’entrée sur le territoire pour les personnes de plus de 12 ans «en cas d’apparition et de circulation d’un nouveau variant de la Covid-19 susceptible de constituer une menace sanitaire grave».

Des mesures de protection appliquées dans plusieurs pays

La fin brutale ce mois-ci de la politique du «zéro Covid» en Chine a suscité l’inquiétude de plusieurs pays, dont les Etats-Unis, qui envisagent aussi des restrictions d’entrée pour les voyageurs chinois, alors que la Chine fait face à la plus importante vague de contaminations au monde, amplifiée par l’apparition de nouveaux variants.

L’Italie a décidé d’imposer des tests obligatoires à tous les voyageurs venant de Chine, confrontée à une explosion des cas de Covid, a annoncé mercredi le ministre italien de la Santé.
Le Japon va d’ailleurs rétablir à partir de vendredi les tests PCR obligatoires pour les voyageurs provenant de Chine continentale.

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Covid-19 : seuls 40% des plus de 70 ans ont reçu un nouveau rappel de vaccin.

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Covid-19 : seuls 40% des plus de 70 ans ont reçu un nouveau rappel de vaccin.

Brigitte Autran, à la tête du Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires, a également exhorté les Français à se faire vacciner contre la grippe.

La majorité des personnes âgées n’est pas à jour. Seuls 40% des plus de 70 ans ont reçu un nouveau rappel de vaccin contre le Covid-19, un taux « très insuffisant », a estimé mardi 27 décembre l’immunologue Brigitte Autran, présidente du Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires (Covars) sur RMC.

« Nous sommes en train de passer le pic » de la nouvelle vague épidémique, néanmoins en France il y a encore « entre 135 à 150 morts par jour du Covid », une maladie « toujours grave, particulièrement grave chez les personnes qui n’ont pas été vaccinées (ou) qui n’ont pas eu leur rappel », a martelé l’immunologue. Selon les derniers chiffres des autorités sanitaires, la vague actuelle de Covid-19 en France est en train de ralentir en matière de contaminations comme désormais d’hospitalisations.

« On aimerait que ce soit presque 100% »

Rappelant que la vaccination permet de diminuer la gravité de la maladie, Brigitte Autran a déclaré qu’on « arrive maintenant à 4,5 millions de vaccinations depuis le 3 octobre », date de début de la dernière campagne de rappel. « Avec cette nouvelle campagne de vaccination, on estime qu’environ 40% des plus de 70 ans a eu un rappel, c’est très insuffisant, on aimerait que ce soit presque 100%. Je rappelle que c’est recommandé à partir de 60 ans et ouvert à tout le monde », a-t-elle dit. « On a progressé, mais ce qui est vraiment problématique c’est dans les Ehpad où le taux de vaccination est insuffisant », a-t-elle ajouté.

Elle a aussi exhorté les Français à se faire vacciner contre la grippe, qui est « en train de monter de façon très importante ». Actuellement, « seuls 22% de personnels » sont vaccinés, « c’est vraiment très dommage », a-t-elle regretté.

Une fin de pandémie en 2023 très incertaine 

Mme Autran a par ailleurs exprimé des craintes sur les conséquences du rebond de l’épidémie de Covid en Chine en termes d’approvisionnements en médicaments. « Cette vague (de Covid en Chine) n’était pas prévue et risque de déséquilibrer de façon importante les stocks de médicaments et d’antibiotiques », a-t-elle souligné.

Interrogée sur l’hypothèse d’une fin de la pandémie en 2023, l’immunologue s’est montrée très réservée. « On l’espère tous, mais on sait que la Covid de toute façon va rester, elle reviendra périodiquement. On espère tous qu’elle sera de moins en moins sévère grâce à la vaccination. Mais pour l’instant on n’a pas encore de pronostic très fiable », a-t-elle déclaré

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Covid: le spectre d’une neuvième vague avant Noël

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Remontée des cas de Covid-19 et des hospitalisations: avec la baisse des températures et un nouveau variant, le virus refait parler de lui, près de trois ans après le début de la pandémie, relançant les craintes pour les plus à risque.

Quelle est la situation sanitaire ?

L’épidémie de Covid-19, qui a connu en France une brève accalmie après une vague au début de l’automne, est en train de repartir.

Vendredi, 48.629 nouveaux cas ont été enregistrés, contre 33.177 nouveaux cas le vendredi précédent, soit une hausse de 46%.

Le rebond actuel se traduit déjà par une « reprise à la hausse des nouvelles hospitalisations et admissions en soins critiques », après « quatre semaines de baisse », observe Santé publique France dans son dernier point hebdomadaire. Plus de 4.500 hospitalisations ont été enregistrées sur les sept derniers jours.

« Le fameux R, le taux de reproduction du Covid, est supérieur à 1 depuis plusieurs jours, ce qui signifie que l’incidence du nombre de cas augmente: on est dans un début de courbe plus ou moins exponentielle », indique Pascal Crépey, épidémiologiste à l’Ecole des hautes études de santé publique.

« Ce n’est pas très étonnant car cette période de l’année est la plus favorable aux transmissions de virus », ajoute-t-il.

Peut-on parler de 9e vague ?

« On est sur un plateau haut », a jugé lundi Brigitte Autran, la présidente du Covars (l’organisme qui a succédé au Conseil scientifique), refusant de trancher pour le moment entre « rebond » ou « nouvelle « vague ».

Pour certains experts, pas de doute: « Une neuvième vague est en train de se former en France et plus généralement en Europe, en Asie du sud-est, et en Amérique du Nord », déclare Antoine Flahault, directeur de l’Institut en santé globale de l’Université de Genève.

Une vague « mue en France par le sous-variant BQ.1.1 d’Omicron, responsable de l’augmentation récente des contaminations mais aussi des hospitalisations », selon lui. BQ.1.1 est en train de remplacer progressivement BA.5.

Quel scénario pour la suite ?

Il a toujours été difficile de prédire l’évolution de la pandémie. Encore une fois, il est « compliqué de prévoir ce qui va se passer », relève Pascal Crépey. En France, « si on se base sur les années précédentes, on peut s’attendre à ce que la courbe continue de monter et que les vacances de Noël offrent un premier répit », grâce aux congés scolaires, selon Antoine Flahault.

Parmi les inconnues, le sous-variant BQ1.1, qui pourrait devenir majoritaire, est-il plus ou moins transmissible ou résistant aux anticorps issus de la vaccination ou d’une infection antérieure?

Est-on mieux armés qu’auparavant ?

Sans aucun doute. Huit premières vagues ont apporté une certaine immunité à la population, par ailleurs largement vaccinée mais qui est en retard pour les deuxièmes rappels.

Des traitements ont prouvé leur efficacité, notamment le Paxlovid, du laboratoire Pfizer, un antiviral qui permet d’empêcher l’évolution vers des formes graves. Mais il doit être prescrit davantage aux personnes à risque, comme Brigitte Autran l’a rappelé.

« La situation est plus favorable qu’il y a trois ans, mais paradoxalement plus complexe », estime Pascal Crépey. Parce qu' »on ne mesure pas bien aujourd’hui le niveau d’immunité de la population et qu’il y a davantage de variants qui circulent ».

Quels sont les risques ?

Les personnes vulnérables ne sont pas assez protégées: « Un peu moins de 8 millions de personnes ont reçu un deuxième rappel depuis le début de l’année, ce qui est peu par rapport à la population cible, estimée à 18 millions », a relevé Brigitte Autran lundi.

Chez les 60-79 ans, seuls 31,2% sont considérés comme protégés par la vaccination (de moins de 6 mois); chez les 80 ans et plus, 12% (de moins de 3 mois), selon des données de Santé publique France, au 21 novembre.

Par ailleurs, si le nombre total de patients hospitalisés (moins de 19.000) reste nettement inférieur aux plus hauts niveaux observés cette année, cette reprise risque de percuter un système de santé déjà en difficulté.

L’hôpital est en effet éprouvé par une épidémie de bronchiolite d’une ampleur sans précédent, alors que la grippe saisonnière, qui se profile, fait craindre l’impact d’une « triplédémie ».

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