Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Ces deux usines françaises de pâte à papier attendent un coup de pouce de l’État pour survivre

La direction de Fibre Excellence a déposé une offre de reprise mais prévient que sans une hausse suffisante du tarif de rachat de l’électricité, rien ne…

Article

le

Ces deux usines françaises de pâte à papier attendent un coup de pouce de l'État pour survivre

La direction de Fibre Excellence a déposé une offre de reprise mais prévient que sans une hausse suffisante du tarif de rachat de l’électricité, rien ne sera possible. Les salariés et les syndicats mettent la pression sur le gouvernement.

L’avenir des deux derniers sites français de production de pâte à papier est plus que jamais suspendu à une décision politique. Le groupe Fibre Excellence, qui exploite les usines de Saint-Gaudens et de Tarascon, a déposé lundi une offre de reprise devant le tribunal de commerce de Toulouse. L’audience est prévue le 17 juin. Mais pour le directeur des affaires publiques Thomas Pétreault, ce n’est pas qu’une question d’argent privé. Il réclame des arbitrages de l’Exécutif pour sauver l’entreprise et ses 545 salariés.

Le point qui bloque depuis des mois concerne le tarif de rachat de l’électricité produite par les usines. Ces sites brûlent du bois et des copeaux pour fabriquer de l’énergie, une activité devenue déficitaire avec la flambée des cours de la matière première. Le gouvernement a proposé une hausse de ce tarif, pouvant aller jusqu’à 20% sous conditions. Insuffisant, juge la direction. Pétreault insiste sur une évolution indispensable de ce dossier pour que le plan de reprise tienne la route. De leur côté, les syndicats ont lancé un appel direct au Premier ministre pour qu’il intervienne sans attendre, lors d’une audience technique où ils ont appris qu’une demande de liquidation judiciaire était envisagée.

Sur le volet financier, le groupe se montre plus confiant. Il chiffre à 15 millions d’euros les besoins immédiats en fonds propres. Huit millions sont déjà sécurisés grâce à l’engagement des régions Occitanie et Sud, dans le cadre d’un pacte d’actionnaires mêlant public et privé. Pour relancer ensuite l’activité, il faudra 45 millions supplémentaires, en cours de négociation avec des industriels. Pendant ce temps, l’actionnaire indonésien s’est retiré. Tout se joue dans les semaines à venir, entre les tribunaux et les ministères.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus