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Ce robot à sourcils et mains expressifs fait le tour des patients dans un hôpital italien

Dans un service de l’hôpital Maugeri à Milan, un petit robot humanoïde accueille les malades, dialogue avec eux et soulage les soignants des tâches…

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Ce robot à sourcils et mains expressifs fait le tour des patients dans un hôpital italien

Dans un service de l’hôpital Maugeri à Milan, un petit robot humanoïde accueille les malades, dialogue avec eux et soulage les soignants des tâches répétitives. Haut d’un mètre vingt, Ego sait apporter une bouteille d’eau ou guider dans les couloirs sans jamais remplacer le contact humain.

Depuis le mois d’avril, un drôle de visiteur parcourt les chambres d’un service spécialisé dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie neurodégénérative qui paralyse progressivement les muscles. Ce robot, nommé Ego, a été conçu par l’Institut italien de technologie et l’université de Pise. Il est doté de bras articulés, de mains fines et surtout de sourcils mobiles qui lui donnent une expression presque vivante. Son rôle est simple: assister le personnel soignant en prenant en charge les gestes répétitifs du quotidien. Un patient de 31 ans, en fauteuil roulant, l’utilise déjà pour évaluer sa douleur via un écran placé sur la poitrine du robot. La donnée est envoyée instantanément aux infirmières. Le robot peut aussi représenter un médecin à distance, ce qui permet de maintenir un lien visuel et vocal même en cas d’absence.

Les équipes médicales étaient au départ inquiètes. Elles craignaient que les malades, souvent fragilisés, rejettent cette présence mécanique. En réalité, l’effet a été inverse. Le robot a été pensé pour éveiller la curiosité, et ses mouvements fluides intriguent autant qu’ils rassurent. Pour l’instant, Ego est téléguidé par un opérateur extérieur. Mais une nouvelle phase de tests, prévue en juillet, le rendra totalement autonome grâce aux progrès de l’intelligence artificielle. Les chercheurs soulignent que la robotique a encore besoin de beaucoup d’apprentissage pour fonctionner seule, mais l’expérience milanaise permet déjà de définir ce qu’un robot peut et doit faire à l’hôpital.

L’objectif n’est pas de remplacer les soignants. Bien au contraire. En déléguant les tâches répétitives comme apporter de l’eau ou guider un patient, le robot libère du temps pour les relations humaines. Une neurologue du service explique que la distribution des médicaments, par exemple, reste réservée aux infirmiers, car ce geste implique une observation fine de l’état du malade. Mais à mesure que la SLA progresse, les besoins deviennent immenses. Le robot offre alors au patient un moyen de demander de l’aide sans gêne, et à l’aidant de retrouver un rôle plus affectif, moins centré sur l’assistance technique. À terme, Ego pourrait même accompagner les malades et leurs proches à domicile, prolongeant ainsi cette présence rassurante hors des murs de l’hôpital.

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