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Bouygues, Orange et Free mettent la pression pour avaler SFR en 48 heures

Les trois grands opérateurs télécoms s’accordent un ultimatum de deux jours pour boucler une offre de 20,35 milliards d’euros sur Altice France. Un rachat…

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Bouygues, Orange et Free mettent la pression pour avaler SFR en 48 heures

Les trois grands opérateurs télécoms s’accordent un ultimatum de deux jours pour boucler une offre de 20,35 milliards d’euros sur Altice France. Un rachat qui ferait passer de quatre à trois le nombre d’acteurs majeurs sur le marché français.

Le compte à rebours est lancé. Vendredi, Bouygues Telecom, Orange et le groupe Iliad maison mère de Free ont annoncé dans un communiqué commun se donner 48 heures pour finaliser un accord sur le rachat des activités françaises d’Altice France. La valeur d’entreprise de l’opération est estimée à 20,35 milliards d’euros. Altice France possède notamment SFR, l’un des quatre opérateurs historiques du pays. Ce n’est pas la première tentative. En janvier, le consortium avait déjà entamé des discussions avec Altice. Puis en octobre dernier, il avait soumis une offre non engageante de 17 milliards d’euros pour une large partie des activités.

Le climat concurrentiel des télécoms en France est connu pour être l’un des plus tendus d’Europe. Depuis l’arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile en 2012, la guerre des prix n’a cessé de s’intensifier. Les marges des opérateurs s’en ressentent et la croissance peine à décoller. Un rachat de SFR par ses trois concurrents directs réduirait le nombre d’opérateurs nationaux de quatre à trois. Une telle concentration du secteur aurait des conséquences majeures sur les prix et les offres proposées aux consommateurs.

Mais cette opération ne pourra pas se faire sans feu vert. Toute proposition qui vise à réduire le nombre d’acteurs devra obtenir l’approbation des autorités de la concurrence, tant au niveau national qu’européen. Les régulateurs examineront de près l’impact sur le marché et sur le pouvoir d’achat des clients. En attendant, les trois géants ont 48 heures pour s’entendre sur les détails financiers et juridiques de l’offre. Une fenêtre de tir très courte pour un deal qui pourrait redessiner en profondeur le paysage des télécoms en France.

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