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Au Chili, le gouvernement Kast renonce à l’équilibre budgétaire et voit sa popularité chuter

Le gouvernement d’extrême droite de José Antonio Kast reconnaît qu’il ne pourra pas équilibrer les comptes publics comme promis. Sa cote de popularité…

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Au Chili, le gouvernement Kast renonce à l'équilibre budgétaire et voit sa popularité chuter

Le gouvernement d’extrême droite de José Antonio Kast reconnaît qu’il ne pourra pas équilibrer les comptes publics comme promis. Sa cote de popularité dégringole de 57% à 43% en trois mois, alors que ses mesures d’austérité font flamber les prix.

Le pari était ambitieux. Lors de sa campagne, José Antonio Kast promettait de réduire les dépenses et d’atteindre l’équilibre budgétaire. Aujourd’hui, son gouvernement admet l’échec. Le ministre des Finances, Jorge Quiroz, a annoncé que le déficit public ne serait pas résorbé d’ici la fin du mandat. Il atteindra encore 1,5% du PIB en 2030. Un aveu qui contredit les promesses initiales et fragilise la crédibilité de l’exécutif.

Cette annonce intervient dans un climat économique tendu. Pour tenter de réduire les dépenses, le gouvernement a taillé dans les budgets des ministères. Il a aussi supprimé un fonds destiné à amortir la volatilité des prix des carburants. Résultat les prix à la pompe ont flambé, entraînant une hausse du coût de la vie. La population ressent directement les effets de cette politique d’austérité. Un sondage récent montre qu’un tiers des Chiliens s’attendent à une détérioration de la situation économique dans les mois à venir.

Face à ces difficultés, le gouvernement cherche des boucs émissaires. Il renvoie la responsabilité à l’ancien président de gauche Gabriel Boric, dont les objectifs budgétaires avaient déjà échoué trois années de suite. Mais pour tenter de relancer l’économie, l’exécutif mise sur une vaste réforme. Au Congrès, il discute d’une baisse progressive de l’impôt sur les entreprises. L’objectif est d’atteindre une croissance d’environ 4% d’ici la fin du mandat, contre 2,5% l’an dernier. Un pari audacieux, alors que la popularité de José Antonio Kast continue de dégringoler.

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