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Andréa Bescond dénonce une garde à vue qu’elle juge arbitraire

Interpellée le 8 juin lors d’un rassemblement pour Lyhanna, la réalisatrice des Chatouilles a passé douze heures en garde à vue sans pouvoir joindre son…

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Andréa Bescond dénonce une garde à vue qu'elle juge arbitraire

Interpellée le 8 juin lors d’un rassemblement pour Lyhanna, la réalisatrice des Chatouilles a passé douze heures en garde à vue sans pouvoir joindre son avocate. Elle dénonce une procédure irrégulière mais refuse de porter plainte contre la police.

Le 8 juin, plusieurs villes françaises ont vu des centaines de personnes se rassembler devant les palais de justice pour réclamer une meilleure protection des enfants victimes de violences sexuelles. À l’origine de cette colère, l’affaire Lyhanna, une collégienne de 11 ans retrouvée morte après une disparition à Fleurance dans le Gers. Le principal suspect était déjà visé par quatre procédures pour viols et agressions sexuelles sur mineures. Parmi les manifestants parisiens, place Vendôme, se trouvait Andréa Bescond, connue pour son film Les Chatouilles où elle raconte son propre calvaire d’enfant victime d’un pédocriminel.

Mais la mobilisation a été interdite une heure et demie avant son début. La cinéaste a été interpellée et placée en garde à vue jusqu’au lendemain matin. Invitée du Grand Jury sur RTL, elle a qualifié cette expérience de détention arbitraire. Elle affirme n’avoir pas été informée de ses droits, ni avoir pu contacter son avocate. Personne n’a appelé le numéro qu’elle avait pourtant fourni. Elle n’a jamais été auditionnée ni examinée par un médecin pendant ces douze heures. Une situation qu’elle juge absurde et injuste.

Pourtant, Andréa Bescond a expliqué qu’elle ne portera pas plainte contre les forces de l’ordre. Son raisonnement est simple. Elle estime que la police est elle-même abandonnée et manque cruellement de moyens pour faire correctement son travail. Dans un communiqué publié le lendemain de son interpellation, elle avait décrit avoir été menottée, malmenée, soumise à plusieurs palpations et intimidée. Mais elle choisit de ne pas ajouter une procédure contre ceux qui l’ont arrêtée. Une décision politique, dit-elle, face à un système qu’elle juge défaillant à tous les niveaux.

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