Sports
Algérie le mystère du gardien plane avant le choc suisse
À quelques heures du huitième de finale contre la Suisse, le sélectionneur algérien refuse de lever le voile sur son dernier rempart. Un choix stratégique…


À quelques heures du huitième de finale contre la Suisse, le sélectionneur algérien refuse de lever le voile sur son dernier rempart. Un choix stratégique qui pourrait tout changer pour les Fennecs.
L’Algérie goûte à nouveau à la phase finale d’une Coupe du monde, une première depuis 2014. Dans un groupe relevé avec l’Argentine, la Jordanie et l’Autriche, les hommes de Vladimir Petkovic ont décroché la troisième place. Un nul spectaculaire 3-3 contre l’Autriche leur a offert un billet pour les seizièmes. Et quel adversaire. La Suisse, justement. Celle que Petkovic connaît par cœur, lui qui est né là-bas. Mais le sélectionneur a tranché la question des sentiments. « Je suis Suisse, mais demain mon pays, c’est l’Algérie et je veux gagner. Je ne mélange pas tout. Ma famille me soutiendra », a-t-il lancé en conférence de presse.
Le chantier numéro un, c’est la défense. Sept buts encaissés depuis le début du tournoi, dont cinq de l’extérieur de la surface. Forcément, la hiérarchie dans les buts interroge. Luca Zidane a débuté les deux premiers matchs. Puis Oussama Benbot a été préféré face à l’Autriche. Pour le choc contre la Nati, Petkovic reste évasif. « Nous avons trois gardiens, Zidane, Benbot et Mastil. Ils sont tous prêts. Nous verrons demain. Je suis convaincu que le titulaire fera une bonne prestation. » Une prudence qui laisse planer le suspense jusqu’au coup d’envoi.
Petkovic ne cache pas que la Suisse part favorite. « La Nati a annoncé son intention d’aller en quarts de finale. Nous, on a déjà rempli deux objectifs en se qualifiant pour le Mondial puis pour le deuxième tour. Mais on veut gagner et aller plus loin. » Le vainqueur affrontera la Colombie ou le Ghana, avec un potentiel quart face à l’Argentine. Mais d’abord, il faudra dompter la solide équipe suisse, emmenée par le vétéran Granit Xhaka. Les Fennecs rêvent de rééditer l’épopée de 2014. Pour ça, ils ont besoin d’un gardien solide et d’un collectif soudé. Le mystère reste entier avant le coup d’envoi.
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