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Donald Trump s’en prend à la Norvège et à son Nobel perdu

Furieux de ne pas avoir décroché le prix de la paix, le président américain a insulté la Norvège lors d’un meeting dans le Michigan. Oslo répond sans…

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Donald Trump s'en prend à la Norvège et à son Nobel perdu

Furieux de ne pas avoir décroché le prix de la paix, le président américain a insulté la Norvège lors d’un meeting dans le Michigan. Oslo répond sans s’énerver, en rappelant que le comité qui décerne la récompense ne dépend pas du gouvernement.

Le décor était celui d’un meeting de campagne, dans le Michigan, à l’approche d’un scrutin sénatorial fixé au 3 novembre. Donald Trump y a trouvé un nouveau souffle pour s’en prendre à la Norvège, décrite comme un « pays de chiottes ». La formule vulgaire rappelle celle qu’il avait employée en 2018 pour Haïti, la Somalie et plusieurs pays d’Afrique, et qui avait alors provoqué un tollé.

La raison de cette colère tient à un nom, Navi Pillay. La juriste sud-africaine vient de recevoir le prix Nobel de la paix 2026 pour une carrière passée à combattre les pires atrocités, du Rwanda au Proche-Orient. Donald Trump, qui affirme avoir mis fin à huit guerres, n’a pas digéré de rester à l’écart. Il a parlé d’une « tache indélébile » sur la Norvège et jugé la récompense « discréditée à jamais ». L’an dernier, il avait déjà affiché la même indignation.

À Oslo, on a accueilli ces déclarations avec flegme. Le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide a rappelé au micro de la radio publique NRK que le comité Nobel est indépendant du pouvoir. « Trump a un style qui lui est propre », a-t-il ajouté, en soulignant que le président est en pleine campagne électorale, que celle-ci ne se présente peut-être pas très bien pour son parti, et qu’il dit beaucoup de choses. La Norvège, membre de l’Otan, préfère mettre en avant ses relations de longue date avec Washington.

Le meeting devait porter sur les élections de mi-mandat. Il a aussi servi de tribune contre l’immigration, à laquelle Donald Trump a attribué une nouvelle fois les tensions sociales récentes en France. Il s’est dit prêt à accueillir des migrants venus de certains pays, mais pas de Norvège. Son motif, lancé comme une boutade, tient à la récompense qu’il estime lui revenir.

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