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Zapatero clame son innocence une audition historique en Espagne

Pour la première fois, un ancien chef du gouvernement espagnol comparaît devant un juge pour des faits présumés de corruption. José Luis Rodríguez…

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Zapatero clame son innocence une audition historique en Espagne

Pour la première fois, un ancien chef du gouvernement espagnol comparaît devant un juge pour des faits présumés de corruption. José Luis Rodríguez Zapatero a juré n’avoir jamais enfreint la loi et promis des explications détaillées aux citoyens.

Mercredi, José Luis Rodríguez Zapatero a passé plus de trois heures face au magistrat José Luis Calama. À sa sortie du tribunal, entouré par une nuée de journalistes, l’ancien dirigeant socialiste a publié un communiqué cinglant. Il se dit totalement innocent et rejette des accusations très graves qu’il affirme ne pas avoir commises. Ce passage devant la justice est inédit dans l’histoire de l’Espagne démocratique. Aucun ancien président du gouvernement n’avait jamais été inculpé auparavant.

L’enquête qui le vise porte sur l’affaire dite Plus Ultra. Zapatero est soupçonné d’avoir utilisé son influence après son mandat pour favoriser le sauvetage public d’une petite compagnie aérienne pendant la pandémie de Covid. En échange, il aurait reçu de l’argent via un réseau de sociétés écrans. Le juge parle d’une structure stable et hiérarchisée destinée à capter des pots-de-vin. Un autre élément a fait grand bruit la découverte de bijoux et montres de luxe dans un coffre de son bureau, estimés à 1,3 million d’euros. Sur ce point, Zapatero a refusé de s’expliquer devant le magistrat et assure n’avoir jamais eu de contact direct avec la compagnie aérienne.

Cette affaire ébranle le gouvernement de Pedro Sánchez, dont plusieurs proches sont également visés par des enquêtes distinctes. Le Premier ministre n’a pas directement commenté la situation de son prédécesseur mercredi, mais il a défendu le bilan de son exécutif et affirmé que la législature irait jusqu’à son terme en 2027. L’opposition de droite et d’extrême droite en profite pour réclamer sa démission. Parallèlement, l’épouse de Sánchez, Begoña Gómez, attend une décision judiciaire dans une autre enquête pour corruption, tandis que l’ancien ministre José Luis Ábalos sera jugé prochainement dans une affaire similaire. La pression ne cesse de monter autour du Palais de la Moncloa.

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