Planète
Woody et Jessie déclarent la guerre aux tablettes dans le nouveau Toy Story
Dans le cinquième volet de la saga Pixar, les jouets doivent sauver Bonnie d’une addiction aux écrans. Un film qui questionne notre rapport à la…


Dans le cinquième volet de la saga Pixar, les jouets doivent sauver Bonnie d’une addiction aux écrans. Un film qui questionne notre rapport à la technologie et à l’imagination.
Bonnie, la petite fille de la saga, a toujours eu une imagination débordante. Mais dans ce nouvel opus, elle découvre Lilypad, un écran interactif qui lui permet de jouer et de discuter avec ses camarades de danse. Très vite, elle délaisse ses vieux jouets. Woody est parti aider des jouets abandonnés, alors c’est Jessie, sa cow-girl préférée, qui mène la résistance. Avec Buzz l’Éclair et les autres, elle tente de ramener Bonnie vers le jeu réel, loin de la lumière bleue des tablettes.
Pete Docter, le directeur créatif de Pixar, raconte avoir puisé dans ses souvenirs d’enfance pour nourrir le film. Il se souvient des longs concerts à l’église qui l’ennuyaient profondément. C’est là, dit-il, qu’il a commencé à dessiner et à inventer des histoires. Pour lui, l’imagination est un super-pouvoir que nous gaspillons trop souvent. « L’attention est probablement la chose la plus rare dont nous disposons », insiste-t-il. Le film veut rappeler aux enfants comme aux adultes que créer, rêver, jouer sans écran reste un trésor accessible à tous.
Les adultes ne sont pas épargnés dans le miroir que tend le film. Lindsey Collins, la productrice, avoue être elle-même fatiguée par son téléphone. Elle constate que personne n’a vraiment trouvé la solution face à l’omniprésence des écrans. « Laisser entendre que les parents auraient les réponses, ça n’a aucun sens », dit-elle. Dans l’histoire, Jessie et son cheval Pile-Poile partent chez une autre fillette, Blaze. Là, ils découvrent de vieux jouets technologiques oubliés au fond d’un placard, comme un appareil photo numérique pour enfant ou un jouet d’apprentissage de la propreté. Ces objets, dépassés trop vite, aident à comprendre que la technologie évolue si rapidement qu’elle rend tout obsolète en un clin d’œil.
Le thème du temps qui passe et de l’abandon traverse tout le film, comme dans les précédents opus. Les jouets vieillissent, les enfants grandissent, et le moment où l’on range ses peluches pour un écran arrive toujours trop tôt. Pete Docter conclut avec une idée simple mais profonde : le temps nous file entre les doigts, et nos enfants aussi. Toy Story 5 ne parle pas seulement de jouets contre tablettes. Il parle de nous, de notre difficulté à ralentir, à regarder ailleurs que sur nos écrans, et à retrouver le chemin de l’imaginaire.
À lire aussi





SociétéEn Ligne 7 joursUne Marche des fiertés très politique défile à Paris avant la présidentielle



PolitiqueEn Ligne 6 joursBudget 2027, Wauquiez écarte la censure et promet 20 milliards d’économies de plus



PolitiqueEn Ligne 5 joursLe Rassemblement national décroche enfin son premier groupe au Sénat



SociétéEn Ligne 6 joursJusqu’à 500 lycées fermés lundi, 24 établissements saccagés



PolitiqueEn Ligne 6 joursPour Fabien Roussel, mieux vaut dialoguer avec les lycéens que laisser la violence prendre le dessus



Faits DiversEn Ligne 4 joursRefus de mariage à Béziers, 7 500 euros d’amende réclamés contre Robert Ménard



SociétéEn Ligne 5 joursLes tracteurs de la Confédération paysanne vont rejoindre les lycéens dans la rue



EuropeEn Ligne 6 joursMerz débarque à Kiev avec un milliard d’euros et un avertissement à Moscou








