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1,1 milliard d’enfants pris dans l’étau d’au moins trois catastrophes climatiques

Près de la moitié des enfants de la planète subissent simultanément sécheresses, canicules et inondations. Un constat qui met en lumière des inégalités…

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1,1 milliard d'enfants pris dans l'étau d'au moins trois catastrophes climatiques

Près de la moitié des enfants de la planète subissent simultanément sécheresses, canicules et inondations. Un constat qui met en lumière des inégalités criantes face aux impacts du réchauffement.

C’est un chiffre qui donne le vertige. Sur les 2,4 milliards d’enfants dans le monde, 1,1 milliard sont exposés à au moins trois aléas climatiques majeurs. La combinaison la plus fréquente associe sécheresse, chaleur extrême et canicule. Elle touche 296 millions d’enfants, principalement au Nigeria, au Pakistan et en Inde. Mais le phénomène est planétaire. Deux milliards d’enfants subissent au moins deux risques, et 364 millions en affrontent quatre ou plus. Seuls 100 millions d’enfants vivent dans des zones épargnées par ces huit périls.

La vulnérabilité ne se mesure pas seulement au nombre d’aléas. Elle dépend aussi de l’accès à des services de base comme la santé, l’eau potable ou l’éducation. Un enfant du Sahel frappé par la sécheresse, la chaleur extrême et une canicule n’a pas les mêmes ressources qu’un enfant scandinave. Au Tchad, plus de 95 % des enfants sont menacés par ces trois fléaux. Dans les petits États insulaires, le risque est total: un cyclone ou une montée des eaux peut tout ravager, sans possibilité de repli. Le cercle vicieux s’installe. La sécheresse réduit les récoltes, ce qui aggrave l’insécurité alimentaire. Les sols secs brûlent plus facilement, puis deviennent vulnérables aux inondations. Les maisons et les écoles sont détruites. Les enfants déplacés perdent l’accès à l’éducation et deviennent plus fragiles face à la prochaine catastrophe. Le paludisme et le choléra gagnent du terrain.

Même les régions en apparence épargnées ne sont pas un refuge. Les données montrent des poches sans risque dans l’hémisphère nord, notamment en Scandinavie. Mais ces zones subissent d’autres menaces comme la fonte des glaciers ou le dégel du permafrost. En réalité, aucun endroit n’offre une protection totale. Derrière ces statistiques, c’est une génération entière qui grandit sous la pression d’un climat qui se dérègle. Les gouvernements sont appelés à préparer leurs systèmes de santé, d’éducation et de protection sociale à une aggravation annoncée des impacts.

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