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Washington et Téhéran signent la paix, la guerre au Moyen-Orient s’arrête

Les États-Unis et l’Iran ont annoncé un accord de cessez-le-feu immédiat sur tous les fronts, avec une signature prévue vendredi à Genève. Le détroit…

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Washington et Téhéran signent la paix, la guerre au Moyen-Orient s’arrête

Les États-Unis et l’Iran ont annoncé un accord de cessez-le-feu immédiat sur tous les fronts, avec une signature prévue vendredi à Genève. Le détroit d’Ormuz va rouvrir, provoquant une chute des prix du pétrole.

Après des semaines de négociations intenses, l’Iran et les États-Unis sont enfin parvenus à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. L’annonce a été faite lundi par le Premier ministre pakistanais, médiateur clé, puis confirmée par Donald Trump sur son réseau Truth Social. Le président américain a écrit que l’accord était désormais finalisé et qu’il autorisait la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage, ainsi que la levée immédiate du blocus naval américain. Le pétrole peut de nouveau circuler librement, a-t-il affirmé, précisant que l’ouverture interviendrait dès la signature de l’accord vendredi pour permettre le déminage. Cette nouvelle a immédiatement fait chuter les cours du pétrole de 4,50%, tandis que les Bourses de Tokyo et Séoul bondissaient d’environ 5%.

Côté iranien, le vice-ministre des Affaires étrangères a détaillé les grandes lignes du document. Il prévoit la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban. Dans les soixante jours, des négociations s’ouvriront sur quatre sujets précis : la levée des sanctions contre l’Iran, la question nucléaire, la reconstruction économique du pays, et la mise en place d’un mécanisme de suivi des engagements. Selon l’agence Mehr, non confirmée officiellement, l’accord inclurait le déblocage de 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés sur la période de négociation. Donald Trump a aussi laissé entendre qu’un volet nucléaire était en discussion, avec un possible moratoire de 15 à 20 ans sur l’enrichissement d’uranium.

Mais tout le monde n’est pas sur la même longueur d’onde. En Israël, le ministre d’extrême droite Itamar Ben Gvir a immédiatement rejeté l’accord, affirmant qu’il n’engageait pas son pays et appelant à intensifier les opérations au Liban. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, aux relations tendues avec Trump, n’avait pas encore réagi. De son côté, le président américain n’a pas caché sa colère après un raid israélien qui a fait trois morts dans la banlieue sud de Beyrouth dimanche, menaçant de faire capoter l’accord. Trump a confié au média Axios avoir réprimandé Netanyahu, le qualifiant de type très difficile. À Téhéran, les avis sont partagés entre espoir et méfiance. Un vendeur de 18 ans espère que l’accord aboutira pour que l’économie reparte et que la région retrouve la paix. Un employé de banque de 31 ans, lui, est plus amer, estimant que le peuple iranien est profondément insatisfait face aux pertes civiles.

La communauté internationale a salué cette avancée. Le secrétaire général de l’ONU a parlé d’une étape cruciale vers un règlement pacifique. Le président du Conseil européen s’est félicité de la fin d’une guerre coûteuse. De leur côté, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie se disent prêts à lever des sanctions en échange de mesures claires de l’Iran sur son programme nucléaire. Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu robuste et durable au Liban. Dans les rues libanaises, des déplacés commencent déjà à envisager de rentrer chez eux, même s’il ne reste que des ruines. La guerre, déclenchée fin février par des frappes américano-israéliennes, a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. L’accord de Genève pourrait marquer un tournant, mais son application reste à confirmer.

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