Économie
Wall Street termine dans le vert, l’IA et les tensions Iran-USA s’entrechoquent
Le Dow Jones et le S&P 500 grimpent légèrement mardi, portés par l’enthousiasme autour de l’intelligence artificielle. Mais le conflit entre les États-Unis et l’Iran ravive les craintes d’inflation et brouille les perspectives économiques.
La Bourse de New York a clôturé en petite hausse ce mardi. Deux forces contraires s’affrontaient sur les marchés. D’un côté, la fièvre de l’intelligence artificielle a soutenu les indices. De l’autre, l’escalade géopolitique entre Washington et Téhéran a pesé sur l’ambiance. Le Dow Jones a pris 0,45%, le S&P 500 a gagné 0,13% et le Nasdaq est resté quasi stable. Derrière ces chiffres calmes, les choses bougent en réalité beaucoup.
Les petites entreprises technologiques ont été les grandes gagnantes de la séance. Elles profitent pleinement de l’engouement pour l’IA. Mike Dickson, responsable de la gestion de portefeuille chez Horizon Investments, résume bien la situation. D’après lui, le marché paraît tranquille en surface, mais il se passe énormément de choses en coulisses. Il observe une dispersion très forte dans tout l’écosystème des infrastructures liées à l’intelligence artificielle. Il n’exclut pas un de ces rallyes puissants où la dynamique l’emporte sur tout le reste. Il se dit même prêt à voir les cours monter nettement d’ici la fin de l’été.
Mais la guerre en Iran complique le tableau. Les prix du pétrole ont flambé, ce qui a ravivé les peurs d’inflation. Du coup, la probabilité que la Réserve fédérale américaine relève ses taux d’intérêt avant la fin de l’année a augmenté. Un chiffre a aussi attiré l’attention des investisseurs. L’enquête Jolts du département du Travail a montré que le nombre d’offres d’emploi aux États-Unis a progressé plus fortement que prévu en avril. Ce signe de vigueur du marché du travail pourrait renforcer la main de la Fed si elle veut serrer la vis. Tout le monde attend maintenant le rapport sur l’emploi de vendredi.
Côté valeurs, Hewlett Packard Enterprise a bondi. Lundi, le groupe a annoncé une forte révision à la hausse de ses prévisions, grâce à la demande des centres de données. Alphabet, la maison mère de Google, a perdu du terrain. La raison ? Le géant a annoncé son intention de lever 80 milliards de dollars pour financer son infrastructure d’IA. De l’autre côté, Marvell Technology a grimpé. Le patron de Nvidia, Jensen Huang, a présenté ce fabricant de puces comme le prochain candidat à franchir le cap des 1 000 milliards de dollars de capitalisation. Nvidia a d’ailleurs déjà investi deux milliards de dollars chez Marvell en mars. La course à l’IA ne faiblit pas, même quand la géopolitique s’en mêle.
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