Europe
Une ‘plombière’ au PSOE, les dessous d’un scandale qui ébranle Sánchez
Depuis la perquisition au siège du parti socialiste, une cascade de révélations met au jour une cellule secrète visant à entraver la justice. Au cœur du…


Depuis la perquisition au siège du parti socialiste, une cascade de révélations met au jour une cellule secrète visant à entraver la justice. Au cœur du système, une ex-militante surnommée ‘La Plombière’ et des liens avec la directrice de la Garde civile.
L’étau se resserre autour de Pedro Sánchez. Tout a commencé le 27 mai avec une perquisition au siège du Parti socialiste espagnol. Depuis, les révélations s’enchaînent et la pression monte. Une cellule interne aurait été montée pour entraver les enquêtes visant le parti et les proches du Premier ministre. Le nom qui revient sans cesse est celui de Leire Díez, une ancienne militante. Son surnom, « La Plombière », fait directement référence au scandale du Watergate et aux faux plombiers qui avaient provoqué la chute de Richard Nixon.
La dernière secousse touche Mercedes González, la directrice générale de la Garde civile. Selon les enquêteurs, elle a rencontré Leire Díez à plusieurs reprises en 2024 et 2025. La Garde civile a reconnu ces rendez-vous mais assure que sa patronne n’a jamais interféré dans les enquêtes. Le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, défend sa subordonnée en affirmant qu’elle n’a eu aucun contact lié à cette cellule présumée. Mais le juge Santiago Pedraz voit les choses autrement. Pour lui, une organisation structurée s’était mise en place autour de Leire Díez et de Santos Cerdán, l’ex numéro 3 du PSOE déjà mis en cause dans d’autres affaires de corruption.
L’objectif de cette cellule était limpide pour le juge. Il s’agissait de déstabiliser de manière systématique toute procédure judiciaire ou intervention policière qui menaçait les intérêts du parti ou du gouvernement. Le système aurait pris son ampleur au printemps 2024, juste après l’inculpation pour trafic d’influence de Begoña Gómez, l’épouse de Pedro Sánchez. Dans une conversation enregistrée, les protagonistes évoquent même un mot d’ordre censé venir du chef du gouvernement lui-même. « Que tout soit nettoyé », disent-ils. Et les enquêteurs soupçonnent que « El One », le surnom utilisé dans leurs échanges, désigne bien Pedro Sánchez. La droite réclame des élections anticipées, mais le Premier ministre refuse et promet de s’expliquer devant les députés avant la fin juin. Pendant ce temps, les investigations continuent et le juge vient de demander l’accès à six comptes bancaires du PSOE et de ses partenaires commerciaux.
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