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Un tiers des récifs coralliens résistent mieux au réchauffement qu’on ne le pensait

Des chercheurs ont cartographié 166 000 km² de coraux capables de survivre face à la hausse des températures. De quoi redonner espoir, à condition d’agir…

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Un tiers des récifs coralliens résistent mieux au réchauffement qu'on ne le pensait

Des chercheurs ont cartographié 166 000 km² de coraux capables de survivre face à la hausse des températures. De quoi redonner espoir, à condition d’agir vite pour les protéger.

Jusqu’ici, le pronostic était terrible. Avec un réchauffement de 1,5°C, 70 à 90% des récifs coralliens pouvaient disparaître. Mais une étude récente bouscule ces prévisions. Présentée lors d’une conférence internationale au Kenya, elle révèle qu’environ un tiers des récifs dans le monde sont résilients. Soit 166 000 kilomètres carrés. Ces coraux se trouvent dans des eaux plus fraîches, ont développé une meilleure résistance à la chaleur ou se régénèrent plus vite que les autres. « Nos modèles prévoient un avenir bien plus prometteur pour les récifs », se réjouit une chercheuse impliquée dans les travaux.

Le blanchissement survient quand l’eau se réchauffe d’un à deux degrés. Le corail stressé expulse les algues qui le nourrissent. Mais la donne est plus complexe. Certains récifs, comme ceux du Kenya, montrent une capacité de rebond impressionnante. Après un épisode majeur de blanchissement en 2024, la couverture corallienne locale est passée de 44% à 27%. En moins d’un an, elle est remontée à 40%. Des communautés villageoises sur l’île de Wasini-Mkwiro ont pris les choses en main. Des pêcheurs pèsent leurs prises, patrouillent pour empêcher la surpêche et plantent des algues et des mangroves. « Nous voulons préserver cet écosystème au maximum car nous en connaissons les bienfaits », explique un garde du parc marin voisin.

La cartographie de ces récifs résilients est désormais dix mille fois plus précise qu’avant. Plus de la moitié d’entre eux se concentrent dans cinq pays comme l’Australie ou l’Indonésie. Pour les scientifiques, ces zones pourraient servir de « banques de semences vivantes » pour restaurer d’autres écosystèmes dégradés. Mais le temps presse. Les épisodes de blanchissement deviennent presque annuels et le retour d’El Niño pourrait aggraver la situation. Les experts rappellent que la priorité reste la réduction des émissions de carbone. En attendant, des actions immédiates sont possibles. Stopper la pêche destructrice et la pollution de l’eau peut déjà faire la différence. « Nous avons de bonnes nouvelles, c’est à nous maintenant de veiller à la conservation de ces milieux », insiste un chercheur. L’étude est qualifiée d' »encourageante » par un spécialiste des coraux.

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