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Économie

Un sursaut de croissance au printemps, puis la panne sèche

L’Insee mise sur un rebond de 0,3% au deuxième trimestre, porté par l’industrie lourde. Mais les ménages trinquent, le chômage remonte et la fin d’année…

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Un sursaut de croissance au printemps, puis la panne sèche

L’Insee mise sur un rebond de 0,3% au deuxième trimestre, porté par l’industrie lourde. Mais les ménages trinquent, le chômage remonte et la fin d’année s’annonce poussive.

L’industrie redonne un peu d’air à l’économie française. L’Institut national de la statistique l’affirme dans sa dernière note de conjoncture, rendue publique mercredi. Au deuxième trimestre, le PIB devrait repartir de l’avant avec une hausse de 0,3%. Ce n’est pas un miracle, c’est surtout un effet de rattrapage. Les raffineries et l’industrie chimique tournent à plein régime. Pourquoi? Parce que les producteurs du Golfe sont en quelque sorte mis sur la touche depuis plusieurs mois. Ce regain, l’Insee le qualifie de temporaire. Il n’en reste pas moins qu’il tranche avec le début d’année compliqué. Au premier trimestre, l’économie avait reculé de 0,1%.

Mais ne comptez pas sur cette embellie pour durer. L’institut prévoit une croissance quasi nulle pour le reste de l’année: seulement 0,1% aux troisième et quatrième trimestres. La raison tient en un mot: la consommation. Elle est en panne sèche. Et qui dit moins de consommation, dit moins de dynamisme. En face, les ménages subissent de plein fouet la hausse des prix du pétrole, conséquence directe du conflit au Moyen-Orient. L’inflation atteindrait 2,7% sur un an en décembre, alors qu’elle était sous la barre des 1% avant la guerre. Les salaires, eux, ne suivent pas. Seul le SMIC a été revalorisé automatiquement au 1er juin, et quelques primes ponctuelles sont attendues en fin d’année. Résultat: le pouvoir d’achat devrait baisser de 0,3% sur l’ensemble de l’exercice.

Le marché du travail, lui aussi, donne des signes de fatigue. L’Insee anticipe un taux de chômage à 8,4% d’ici la fin de l’année. C’est une hausse nette par rapport aux 7,9% de fin 2025 et aux 7,3% de fin 2024. Cette prévision contraste avec celle de la Banque de France, qui a déjà annoncé une croissance nulle pour le deuxième trimestre et table sur seulement 0,5% de croissance annuelle. Mais l’Insee reste plus optimiste pour l’instant: elle maintient sa prévision de 0,7% pour 2026. Un chiffre qui dépendra en grande partie de la capacité des ménages à remettre la main au portefeuille.

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