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Un procès attendu depuis vingt-deux ans pour la mort du petit Jonathan
Le 7 avril 2004, Jonathan Coulom, 10 ans, disparaissait durant une classe de mer en Loire-Atlantique. Son corps avait été retrouvé un mois plus tard dans un étang. Ce mardi s’ouvre à Nantes le procès d’un Allemand de 55 ans, soupçonné d’être l’auteur de l’enlèvement et du meurtre de l’enfant.
L’affaire remonte à une nuit d’avril 2004 à Saint-Brévin-les-Pins. Ce matin-là, les gendarmes sont alertés de la disparition d’un garçonnet qui séjournait avec sa classe dans un centre de vacances. Au réveil, son lit était vide. L’enfant, originaire du Cher, mesurait 1m40, avait les cheveux châtains et les yeux bleus. Il portait vraisemblablement un pyjama gris.
Très vite, les enquêteurs français reçoivent des informations des autorités allemandes. Le mode opératoire de cette disparition rappelle celui de plusieurs enlèvements et meurtres d’enfants attribués à un inconnu surnommé l’« homme en noir », ou « Schwarzer Mann » en allemand. Le corps de Jonathan, lesté d’un parpaing, est retrouvé le 19 mai 2004 dans un étang près de Guérande, à une trentaine de kilomètres du lieu de sa disparition. Une cordelette entravait son cou, ses pieds et ses mains.
Les investigations se concentrent d’abord sur l’hypothèse d’un suspect local. Des dizaines de prélèvements génétiques sont effectués, les enquêtes de voisinage se multiplient. Mais à partir de 2008, de nouvelles expertises suggèrent que Jonathan a pu être tué peu après son enlèvement et son corps immergé rapidement.
De l’autre côté de la frontière, Martin Ney est arrêté en 2011. Il reconnaît alors les meurtres de trois garçons en Allemagne, mais nie toute implication dans l’affaire Jonathan. Il conteste également s’être trouvé en France au moment des faits. Pourtant, dès 2004, avant même la découverte du corps de l’enfant, il avait posté un message sur un forum en ligne attribuant le meurtre à l’« homme en noir », un surnom dont il admettra plus tard être l’auteur.
Un tournant décisif intervient en 2017. Un ancien codétenu de Martin Ney affirme avoir recueilli ses confidences. L’Allemand lui aurait avoué avoir tué un enfant en France, s’étonnant de ne pas avoir été identifié après avoir croisé un agriculteur le soir des faits. Ce témoignage recoupe celui d’un agriculteur qui avait signalé, des années plus tôt, avoir croisé un individu au volant d’une berline immatriculée en Allemagne.
Martin Ney est transféré en France en 2021, sous le coup d’un mandat d’arrêt européen, et mis en examen. Le procès, qui se déroulera sur treize jours d’audience, entendra vingt témoins et experts, français et allemands. Pour la famille de Jonathan, ce procès représente l’espoir de voir aboutir un très long parcours judiciaire. L’avocate de la grand-mère de l’enfant, partie civile, a confié espérer que l’accusé prenne enfin ses responsabilités et fournisse des explications. L’avocate de Martin Ney n’a pas souhaité s’exprimer avant l’audience. L’accusé sera assisté d’un traducteur tout au long des débats.
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