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Pogacar surnomme Pantani l’équipier français qui a secoué le Tour

Nicolas Prodhomme a été le moteur caché de la quatrième place de Paul Seixas. Sa générosité dans l’effort a poussé Tadej Pogacar à le comparer au…

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Pogacar surnomme Pantani l'équipier français qui a secoué le Tour

Nicolas Prodhomme a été le moteur caché de la quatrième place de Paul Seixas. Sa générosité dans l’effort a poussé Tadej Pogacar à le comparer au légendaire Marco Pantani.

Pendant trois semaines, Nicolas Prodhomme a fait le travail dans l’ombre. Équipier de Paul Seixas sur le Tour de France, il a roulé sans compter pour placer son leader dans les meilleures conditions. Son abnégation a pesé lourd dans la quatrième place finale du jeune Français au classement général. Déjà vainqueur d’une étape du Giro en 2025, il a cette fois marqué les esprits sur la Grande Boucle. Dans le cyclisme, les hommes de l’ombre savent que les projecteurs leur sont rarement destinés. Prodhomme a pourtant réussi à s’en affranchir.

Le moment fort est survenu lors de la 20e étape, dans le col de Sarenne. Alors que la course battait son plein, Prodhomme a haussé le rythme pour tenter de faire craquer Isaac Del Toro, un rival direct de son leader. Cette offensive a forcé Tadej Pogacar, le maillot jaune, à se hisser en tête pour reprendre le contrôle. Le Slovène a alors lancé un regard appuyé au Français, une façon de le défier. Prodhomme a balayé l’épisode d’un revers de main, parlant de simple intimidation. Mais l’affaire n’en est pas restée là.

Avant de se tourner vers la Vuelta, le désormais quintuple vainqueur du Tour a tenu à saluer son travail. Il a estimé que Prodhomme avait réussi une course exceptionnelle, se classant parmi les meilleurs coureurs de l’épreuve, sans recevoir toute la reconnaissance qu’il méritait. Pogacar a même livré une anecdote savoureuse. Dans son équipe, ils avaient surnommé le Français « Pantani », en clin d’œil à ses accélérations tranchantes dans les ascensions, surtout dans les cinq cents premiers mètres des montées. De quoi agacer sérieusement la formation du maillot jaune.

Le Slovène raconte qu’il s’est approché de Prodhomme et l’a fixé d’un air faussement interrogateur, comme pour lui demander ce qu’il venait de rater. Une mise en scène assumée, un jeu mental entre rivaux. Pogacar a reconnu que Prodhomme avait simplement fait son métier en tentant de tout casser pour offrir une dernière chance de podium à Seixas. Si la manœuvre avait abouti, Isaac Del Toro aurait pu perdre le maillot blanc. Preuve que même un équipier peut devenir un acteur majeur du Tour.

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