Planète
Athènes sous les flammes les avions bombardiers d’eau retrouvent le ciel
La Grèce tente de reprendre la main sur les incendies qui menacent sa capitale. Après un week-end douloureux, les moyens aériens sont de nouveau déployés.


La Grèce tente de reprendre la main sur les incendies qui menacent sa capitale. Après un week-end douloureux, les moyens aériens sont de nouveau déployés.
Les avions bombardiers d’eau ont enfin pu décoller tôt lundi matin en Grèce. Le vent s’est calmé, et c’est une vraie bouffée d’air pour les pompiers qui se battent sur plusieurs fronts autour d’Athènes. Les flammes menacent notamment Psatha, Kryo Pigadi et Kandyli, des zones situées entre 45 et 70 kilomètres au nord-ouest de la capitale, près du village côtier de Porto Germeno.
Neuf bombardiers d’eau sont montés au créneau pour épauler les neuf hélicoptères et les 450 pompiers déployés en Béotie et en Attique. La veille, les rafales de vent, parfois à 80 voire 130 km/h, avaient cloué ces appareils au sol. Un vrai handicap pour les équipes sur le terrain. Le vice-ministre de la Protection civile Kostas Katsafados a d’ailleurs reconnu que la lutte était inégale.
De nouvelles évacuations ont été ordonnées lundi matin aux abords du village de Kandyli. Porto Germeno, lui, a été évacué depuis vendredi. Ce petit port du golfe de Corinthe attire beaucoup d’Athéniens en été, beaucoup y possèdent une maison secondaire. Plusieurs habitations sont déjà parties en fumée.
Le bilan humain assombrit encore la situation. Deux pilotes d’un hélicoptère bombardier d’eau sont morts dimanche après une collision avec un autre appareil près de Psatha. Leur hélicoptère, un Bell, avait été loué à la société australienne McDermott Aviation. En attendant les résultats de l’enquête, tous les appareils de ce type restent à terre. Deux employés d’une compagnie d’électricité ont par ailleurs été interpellés après le départ de feu de Porto Germeno vendredi. Une étincelle partie d’un câble électrique est pointée du doigt.
La Grèce avait été relativement épargnée en début d’été, contrairement à la France ou à l’Espagne. Mais depuis deux semaines, le pays est rattrapé de plein fouet. Plus de 12 000 hectares de forêts, de maquis et de terres agricoles sont partis en fumée en une semaine. Et le risque de nouveau départ de feu reste très élevé ce lundi, classé niveau 4 sur 5 en Attique et en Béotie. Tout cela en plein pic touristique, sous une chaleur qui frappe durement tout le pourtour méditerranéen.
À lire aussi





Faits DiversEn Ligne 5 joursLe pari risqué d’un septuagénaire pour sauver son village des incendies



ÉconomieEn Ligne 6 joursLe feu dévore aussi les commerces du bassin d’Arcachon



MondeEn Ligne 3 joursHayabusa2 signe un exploit historique au ras d’un astéroïde



Faits DiversEn Ligne 6 joursBiscarrosse panse ses plaies retour des habitants entre soulagement et peur du feu qui couve



Faits DiversEn Ligne 6 joursLa canicule relance l’enfer des feux en Gironde, des milliers de vacanciers fuient



Faits DiversEn Ligne 5 joursUn nouveau feu dans le Var force l’évacuation de 600 personnes



Faits DiversEn Ligne 7 joursLa Gironde sous les flammes, le tourisme à genoux



Faits DiversEn Ligne 5 jours42 000 hectares calcinés en Gironde, la météo s’emballe et menace les pompiers








