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Un premier cas d’Ebola détecté en France sur un médecin de retour de RDC
Le patient a été immédiatement pris en charge et son état est stable. Cinq passagers du même vol sont placés en isolement pour trois semaines.


Le patient a été immédiatement pris en charge et son état est stable. Cinq passagers du même vol sont placés en isolement pour trois semaines.
Pour la première fois, un cas d’Ebola est diagnostiqué sur le territoire français. Il s’agit d’un médecin humanitaire qui revenait de République démocratique du Congo, pays frappé par une épidémie active. À son arrivée à Paris, il ne présentait aucun symptôme visible si ce n’est des maux de tête, mais son état s’est légèrement dégradé pendant le vol. Les autorités sanitaires ont réagi immédiatement. Dès l’alerte, le patient a été transféré vers un établissement spécialisé à l’hôpital Bichat où il est maintenu à l’isolement dans une chambre à double flux. Sa charge virale est qualifiée de très faible et son état est jugé stable.
Cinq personnes ayant été en contact étroit avec lui dans l’avion ont été identifiées et placées à l’isolement à domicile pour une durée de 21 jours, la période d’incubation maximale du virus. Le médecin a respecté les consignes sanitaires dès son arrivée à l’aéroport. Les experts rappellent que le virus Ebola n’est pas très contagieux comparé à d’autres maladies. Il ne se transmet que par contact direct avec les fluides corporels d’une personne malade ou décédée. Le risque de propagation en France est donc considéré comme très faible pour la population générale. D’ailleurs, plusieurs cas suspects avaient été signalés au Brésil et en Italie ces derniers jours, mais aucun n’a été confirmé.
Cette épidémie en RDC est la dix-septième à frapper le pays. Elle est particulièrement inquiétante car elle implique une souche rare du virus, appelée Bundibugyo, pour laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique. Selon les derniers chiffres officiels, plus de mille cas ont été recensés, dont 267 décès, soit un taux de létalité d’environ 25 %. Mais les experts estiment que le nombre réel est probablement sous-estimé, car l’épidémie touche des régions très reculées et instables. La présence de groupes armés complique la riposte sanitaire. L’organisation humanitaire pour laquelle travaillait le médecin infecté cherche à comprendre comment la contamination a pu avoir lieu, alors que des protocoles stricts de quarantaine sont censés protéger les soignants. Ce cas rappelle que le danger pour ceux qui interviennent en première ligne reste bien réel.





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