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Un mort et une quinzaine de blessés dans des attaques à la bombe à Jérusalem

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Deux attaques à la bombe à des arrêts de bus de Jérusalem ont fait au moins un mort et une quinzaine de blessés mercredi, un mode opératoire qui n’avait pas été utilisé depuis des années dans la Ville Sainte.

Une première explosion à un arrêt de bus à la sortie de Jérusalem a fait 12 blessés, dont quatre grièvement, et une seconde à une autre station a démoli un autocar et fait trois blessés, selon des secouristes. La police israélienne a qualifié ces deux explosions « d’attaques » et elle a ensuite affirmé qu’une personne avait succombé à ses blessures.

Selon un photographe présent sur les lieux de la première explosion, la déflagration a percé une clôture métallique derrière l’arrêt de bus, avec un scooter électrique et un chapeau posés au sol.

« Nous avons entendu une forte explosion. Nous nous sommes immédiatement précipités sur les lieux en grand nombre (…) et avons vu deux blessés graves, un adolescent de 16 ans à un arrêt de bus et une personne de 45 ans sur un trottoir à proximité », a indiqué Moshe Tobolsky, un secouriste.

Alors que la police et les secouristes étaient sur place, une autre explosion a été entendue à une courte distance, selon le photographe.

« Des charges explosives différentes ont été placées aux deux endroits. Nous soupçonnons qu’il s’agisse d’une attaque combinée », a indiqué la police israélienne dans un communiqué. Une source sécuritaire a précisé que les bombes avaient été activées à distance.

Le Shin Beth, les services de sécurité intérieure israélien, ont indiqué que la dernière attaque à la bombe à Jérusalem, ville disputée au coeur de tensions récurrentes, remontait à 2016.

« Terrorisme »

Le Premier ministre israélien sortant Yaïr Lapid doit tenir une réunion d’urgence avec les chefs des services de sécurité à la mi-journée au QG de l’armée à Tel-Aviv et informera son successeur désigné Benjamin Netanyahu, vainqueur des législatives du 1er novembre, de la situation sécuritaire.

Plus pérenne des Premiers ministres israéliens, au pouvoir de 1996 à 1999 et de 2009 à 2021, M. Netanyahu mène ces jours-ci des pourparlers avec ses alliés des partis ultra-orthodoxes et de l’extrême droite sur la composition du futur gouvernement.

« Nous devons former le gouvernement le plus tôt possible car le terrorisme, lui, n’attend pas », a déclaré mercredi Itamar Ben Gvir, ténor de l’extrême droite qui lorgne sur le ministère de la Sécurité publique, appelant les autorités à mener des « assassinats ciblés » de personnes soupçonnées de terrorisme.

Sans revendiquer les attaques à Jérusalem, le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, les a « saluées », les considérant dans un communiqué comme « le prix des crimes et des agressions » d’Israël « contre notre peuple ».

Rapt en Cisjordanie

Dans la foulée d’attaques meurtrières en Israël en mars et avril derniers et d’autres attaques qui ont suivi, l’armée israélienne a mené plus de 2.000 raids en Cisjordanie. Ces raids, et les heurts qui y sont parfois associés, ont fait plus de 125 morts palestiniens, bilan le plus lourd depuis sept ans, selon l’ONU.

Dans la nuit, un Palestinien a été tué par les forces israéliennes lors d’affrontements à Naplouse, d’après le ministère de la Santé palestinien.

Par ailleurs, l’armée israélienne a indiqué plus tôt mercredi que la dépouille d’un civil israélien âgé de 18 ans, membre de la minorité druze et décédé mardi d’un « grave accident de la route » en Cisjordanie occupée, avait été « enlevée » dans l’hôpital de Jénine, bastion de factions armées dans le nord de ce territoire, où son décès avait été prononcé selon les militaires.

« Il était toujours vivant, je l’ai vu respirer, ils (des hommes armés) l’ont débranché de la machine pour le kidnapper », a déclaré à la radio Ynet Hossam Faro, le père du jeune homme. « Je demande à tous de me ramener mon fils », a-t-il imploré.

Cet enlèvement n’a pas été revendiqué dans l’immédiat mais des sources locales ont indiqué que des combattants palestiniens dans un camp de réfugiés à proximité étaient en possession du corps.

Les rapts d’Israéliens, morts ou vivants, ont déjà servi par le passé de monnaie d’échange par des groupes armés afin de demander la libération de prisonniers ou le retour de corps de Palestiniens tués dans des affrontements et conservés par Israël. Mercredi, l’armée israélienne a bouclé des points de passage autour de Jénine.

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Joe Biden de nouveau candidat à la présidentielle?

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Dans la capitale américaine, la possible candidature de Joe Biden à un second mandat présidentiel est un secret bien gardé. Seul le principal concerné semble ne pas s’en cacher.

Un voyage mardi dans l’Arizona prouve qu’à 80 ans, le dirigeant démocrate prépare sérieusement le terrain pour rester à la Maison Blanche – jusqu’à ses 86 ans.

Il s’y rend pour la première fois en tant que président, et si la raison officielle est la promotion d’une nouvelle usine de semi-conducteurs à Phoenix, il est indéniable que cet Etat du sud-ouest des Etats-Unis, profondément divisé, sera l’un des maillons clés de toute campagne présidentielle réussie.

Les élections de mi-mandat de novembre, où les républicains ont échoué à reprendre le Sénat et ne se sont emparés de la Chambre des représentants qu’avec une courte majorité, loin de la « vague rouge » escomptée, ont été interprétées par Joe Biden comme une vraie victoire.

Et au moment même où son adversaire Donald Trump entame sa propre campagne pour 2024 dans un climat de scandale, l’actuel président américain savoure la meilleure période de son premier mandat.

L’économie américaine brave pour l’instant les prévisions de grave récession.

Les grands programmes d’investissement de l’administration Biden adoptés par le Congrès au cours des deux dernières années commencent eux à porter leurs fruits, injectant de l’argent dans la fabrication de produits de haute technologie, comme les semi-conducteurs, dans l’énergie verte mais aussi dans des infrastructures plus traditionnelles comme les routes et les ponts.

« Après les fêtes »

A l’étranger, l’alliance contre l’invasion de la Russie en Ukraine portée par les Etats-Unis continue de tenir après presque dix mois et vient contrebalancer le sentiment amer d’échec des Américains en Afghanistan.

A Washington, Joe Biden vient de conclure une visite d’Etat réussie avec le président français Emmanuel Macron.

« Les choses bougent, elles bougent dans la bonne direction », a récemment lancé le président démocrate après la publication de bons chiffres du marché de l’emploi américain. Des déclarations qui ne ressemblent pas à celles de quelqu’un qui compte quitter la scène politique.

Joe Biden a déclaré que sa décision ne serait pas prise avant le « début de l’année prochaine », son chef de cabinet Ron Klain précisant lundi au Wall Street Journal qu’il s’attend à ce que le président tranche « peu après les fêtes » et « que sa décision soit d’y aller ».

Pour son entourage politique, cela semble en effet un secret de polichinelle.

« Je m’attends à ce qu’il se présente », a déclaré à Fox News dimanche Hakeem Jeffries, chef de file des démocrates à partir de janvier à la Chambre des représentants.

« D’après tout ce que j’ai entendu de lui, en public et en privé, il a l’intention de se représenter », a abondé le sénateur Chris Coons, ami de longue date de Joe Biden.

 Famille et médecins

Même Newt Gingrich, un pilier de l’aile droite républicaine, fait part à contrecoeur de son admiration pour M. Biden.

« Arrêtez de sous-estimer le président Biden », a-t-il écrit sur le site d’informations Axios, mettant en garde les républicains sur l’efficacité dont il a fait preuve au cours de ses mandats.

Mais ce sont les médecins et la famille de l’actuel président des Etats-Unis, et non les commentateurs politiques, qui décideront de sa future candidature.

Certaines « discussions » familiales évoquées par Joe Biden ont eu lieu sur l’île très huppée de Nantucket au large de l’Etat américain du Massachusetts, où il était avec ses proches pour Thanksgiving. D’autres conseils familiaux sont attendus à Noël, avec la très influente Première dame Jill Biden.

Le bilan médical annuel, qui devrait être rendu public bientôt, pourrait aussi être déterminant.

Octogénaire, Joe Biden présente certains signes typiques de la vieillesse: des cheveux plus rares, une démarche raide – et quelques chutes – et des problèmes d’élocution fréquents.

Il y a un an, le médecin de la Maison Blanche avait toutefois conclu qu’il était « apte » à remplir sa fonction.

Cela sera-t-il toujours le cas dans deux ans ?

Certains tests médicaux ont déjà été réalisés et d’autres le seront, les résultats sont attendus « dans les prochains mois », a affirmé lundi la porte-parole de la Maison Blanche Karine Jean-Pierre.

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La Chine rend hommage à son ex-président Jiang Zemin

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Les sirènes ont retenti mardi en Chine et trois minutes de silence ont été observées en hommage à l’ex-président Jiang Zemin, décédé à l’âge de 96 ans et salué comme un patriote qui a « consacré sa vie » au peuple chinois.

Dans cette journée de deuil national, les forces de l’ordre faisaient en sorte d’éviter tout grand rassemblement, après la vague de manifestations contre les restrictions sanitaires.

La cérémonie commémorative, retransmise en direct à la télévision, a eu lieu au palais du Peuple à Pékin où un immense portrait de l’ex-dirigeant était installé, accompagné de slogans et d’offrandes florales.

« Il a consacré toute sa vie et son énergie au peuple chinois, à la lutte pour l’indépendance nationale, la libération du peuple, la prospérité nationale et le bonheur de la population », a assuré le président Xi Jinping face une assemblée de hauts dignitaires chinois, tous masqués.

« Le Comité central du Parti communiste chinois appelle l’ensemble du parti, de l’armée et du peuple chinois, dans tous ses groupes ethniques, à transformer le chagrin en force », a-t-il ajouté.

Au premier rang se trouvait la veuve de Jiang Zemin, Wang Yeping, en fauteuil roulant.

« Dirigeant très important »

Alors que les autorités ont été confrontées récemment à un mouvement de contestation d’une ampleur inédite depuis les mobilisations pro-démocratie de Tiananmen en 1989, la figure de Jiang Zemin semble fédératrice. Artisan de l’arrivée de la Chine sur la scène mondiale, il est aussi celui qui avait su rétablir le calme à Shanghai en 1989.

Il a pris le pouvoir suite à cet épisode, accompagnant la transformation de la nation la plus peuplée de la planète en une puissance mondiale, qu’il a dirigée jusqu’en 2003.

Il est décédé le 30 novembre à Shanghai des suites d’une leucémie et de la défaillance de plusieurs organes, selon les médias officiels.

Son corps a été incinéré lundi à Pékin, lors d’une cérémonie à laquelle ont assisté le président Xi Jinping et d’autres hauts dirigeants, selon l’agence d’Etat Chine Nouvelle.

L’ex-président Hu Jintao –dont la sortie abrupte du palais du Peuple en octobre, durant le congrès du parti, avait suscité l’attention internationale– était également présent.

Toute la journée, les drapeaux sont en berne et les activités récréatives suspendues.

A Yangzhou (Sud), ville natale de Jiang Zemin, une centaine de personnes se sont réunies face à son ancienne résidence pour observer le moment de silence, avant d’être dispersées par la police.

Les Bourses de Shanghai et Shenzhen ont suspendu leurs cotations durant trois minutes, pendant que dans le port de Hong Kong des centaines de bateaux faisaient retentir leur sirène.

Au collège Scientia à Hong Kong, plusieurs centaines d’élèves et de professeurs se sont rassemblés pour un hommage à Jiang Zemin.

C’est sous son mandat qu’avait eu lieu la rétrocession britannique de ce territoire, aujourd’hui région chinoise semi-autonome.

« Nous, les Hongkongais, nous avons des sentiments forts pour le président Jiang, qui a visité Hong Kong à de nombreuses reprises, notamment en assistant à la cérémonie de rétrocession », a déclaré l’un des enseignants.

Kate Leung, élève de 16 ans, a dit avoir observé le moment de silence « avec gratitude » envers l’ex-président, « un dirigeant très important ».

« Une ère plus tolérante »

Populaire auprès des jeunes générations de Chinois, Jiang Zemin divise pourtant la population quant à son héritage.

On l’accuse de n’avoir pas réussi à résoudre les problèmes générés par le bond économique de la Chine, comme la corruption, les inégalités, l’impact sur l’environnement et les licenciements dus aux réformes des industries étatiques.

Sous son mandat, la répression des militants politiques s’est également faite plus féroce.

« L’ère Jiang, même si ce n’était pas la plus prospère, était plus tolérante », assurait pourtant un internaute sur le réseau social Weibo, équivalent de Twitter en Chine.

« J’ai entendu beaucoup de critiques de lui, mais le fait qu’il ait autorisé l’existence de voix critiques montre à quel point il est digne d’éloges », a-t-il ajouté, alors que les autorités traquent actuellement les participants aux manifestations contre les restrictions anti-Covid.

Depuis qu’il était à la retraite, Jiang Zemin était vu avec tendresse par ses fans des jeunes générations chinoises, qui s’appelaient eux-mêmes les « fidèles du crapaud », fascinés par sa contenance rappelant le batracien et ses manies excentriques.

Sur Weibo, beaucoup d’internautes ont commenté son décès en l’appelant « grand-père Jiang ».

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Afrique du Sud: le parti au pouvoir à la rescousse du président menacé de destitution

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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, menacé par une procédure de destitution au Parlement après un scandale au parfum de corruption qui a failli le pousser à la démission, a reçu lundi un soutien total des dirigeants du parti au pouvoir. 

Le Congrès national africain (ANC) « votera contre l’adoption du rapport » parlementaire sur l’affaire dont les conclusions accablantes ont ouvert la voie à une procédure de destitution, a déclaré le secrétaire général du parti, Paul Mashatile, lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion des hauts responsables à Johannesburg.

« Si le Parlement engage le processus demain, l’ANC ne soutiendra pas le vote », a-t-il dit. Le Parlement se réunit mardi en session extraordinaire pour décider de lancer, ou non, une procédure de destitution. L’ANC, malgré de fortes divisions, y détient toutefois une confortable majorité.

Cyril Ramaphosa, 70 ans, est gêné depuis des mois par un scandale. Une plainte déposée en juin l’accuse d’avoir tenté de dissimuler un cambriolage chez lui en février 2020, en ne le déclarant ni à la police, ni au fisc. Les malfaiteurs avaient alors emporté 580.000 dollars en liquide, camouflés sous les coussins d’un canapé.

Une commission indépendante désignée par le Parlement a estimé dans un rapport remis la semaine dernière que le président « a pu commettre » des actes contraires à la loi et à la Constitution.

Dans la foulée de la remise du document à la présidente de l’Assemblée, Cyril Ramaphosa a envisagé de jeter l’éponge, selon plusieurs sources politiques. Avant de se raviser et de clairement écarter l’éventualité d’une démission au cours du week-end, mettant fin à plusieurs jours d’incertitude.

Dans une contre-attaque, il a saisi la Cour constitutionnelle pour faire annuler le rapport. Dans le recours remis à la juridiction suprême et dont l’AFP a eu copie lundi, il réclame que le document soit « revu, déclaré illégal et pas pris en considération ».

Une enquête pénale est également en cours. Le président n’a pas été inculpé à ce stade.

Bataille politique

Cyril Ramaphosa se battra aussi sur le terrain politique pour son maintien et un second mandat, a souligné son porte-parole.

L’ANC se réunit le 16 décembre pour désigner son prochain président en 2024, si toutefois le parti, de plus en plus contesté, était vainqueur des législatives. Majoritaire au Parlement depuis 1994, l’ANC, plombé par la corruption et une guerre de factions, choisit le chef de l’Etat depuis l’avènement de la démocratie sud-africaine.

Détendu et tout sourire, M. Ramaphosa est apparu un court instant lundi au centre de conférences où s’est tenue la réunion de l’organe exécutif de l’ANC. Les débats se sont ensuite tenus sans lui.

Il a été accueilli par une poignée de partisans aux couleurs de l’ANC, en vert, noir et or, portant des pancartes: « Ramaphosa est notre président ». Quelques-uns de ses détracteurs étaient également présents, réclamant sa démission.

Le rapport parlementaire a été largement critiqué par des experts en droit, arguant que ses conclusions s’appuient sur du « ouï-dire » et multiplient les suppositions. Mais le texte soulève aussi de vraies questions sur la version des faits avancée par le président.

Selon lui, l’argent liquide volé provenait de la vente à un homme d’affaires soudanais de vingt buffles. Mais pourquoi l’argent n’a-t-il pas été déposé dans une banque ? Et pourquoi les buffles vendus se trouvent-ils toujours dans la propriété du président près de trois ans plus tard ?

« Il existe de sérieux doutes quant à savoir si les devises étrangères volées proviennent bien de leur vente », conclut le rapport.

Le premier parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), a réitéré sa demande d’élections anticipées. Le parti radical de gauche des Combattants pour la liberté économique (EFF) a de son côté réclamé que M. Ramaphosa soit « arrêté ».

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