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Un gardien de 40 ans fait dérailler l’Espagne

L’Espagne pensait réussir son entrée en Coupe du monde. Mais le Cap-Vert et son portier de légende en ont décidé autrement.

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Un gardien de 40 ans fait dérailler l'Espagne

L’Espagne pensait réussir son entrée en Coupe du monde. Mais le Cap-Vert et son portier de légende en ont décidé autrement.

La Roja a tout donné. 74% de possession, 27 tirs, une domination totale. Et pourtant, le score reste bloqué à 0-0. Le responsable s’appelle Vozinha. À 40 ans, le gardien cap-verdien, qui joue en D2 portugaise, a réalisé un match monstrueux avec 7 arrêts décisifs. Il a été élu homme du match, logiquement. Unai Simon, son homologue espagnol, ne cache pas sa déception. « On ne va pas le nier, on aurait aimé gagner. Tout le monde pensait qu’on aurait dû remporter ce match », a-t-il reconnu. Mais le gardien de l’Espagne refuse de s’affoler. « Ce n’est pas parce qu’on est devant son adversaire au classement FIFA qu’on va gagner des matchs, l’adversaire joue aussi. » Un constat lucide après un rendez-vous manqué.

Dans le vestiaire, l’attaquant Mikel Oyarzabal a tenté de remobiliser ses coéquipiers. « Nous devons avoir confiance en nous et continuer à croire les uns en les autres. Quand on gagne, tout est plus facile, mais c’est dans ces moments-là que nous devons être le plus unis », a-t-il lancé. Le joueur de la Real Sociedad insiste sur le besoin de calme et de solidarité. « Nous savions que ce serait difficile. Il y a beaucoup de choses à corriger, mais nous allons continuer d’avancer. » L’Espagne n’a pas perdu, mais ce nul laisse un goût amer. Surtout quand on pense au calendrier à venir.

Le sélectionneur Luis de la Fuente, lui, préfère voir le verre à moitié plein. Il rappelle que son équipe reste sur une série de 32 matchs sans défaite. « Les chiffres témoignent d’une fiabilité extraordinaire », assure-t-il. Pour expliquer ce match nul, il évoque un manque de fraîcheur face à une équipe du Cap-Vert très bien organisée. « Ils se sont campés très bas, dans un bloc défensif très regroupé, avec une condition physique exceptionnelle. Nous nous sommes créé suffisamment d’occasions, mais il nous a manqué de finesse », analyse-t-il. Un constat technique qui appelle des ajustements. L’Espagne devra se relancer dès le 21 juin contre l’Arabie Saoudite, puis le 27 face à l’Uruguay. Deux matches pour prouver que ce nul n’était qu’un accident de parcours.

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