Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Un cessez-le-feu sous tension entre Israël et le Hezbollah

Un accord de trêve a été annoncé vendredi, après une nuit particulièrement meurtrière au Liban. Mais les menaces de part et d’autre font craindre que la…

Article

le

Un cessez-le-feu sous tension entre Israël et le Hezbollah

Un accord de trêve a été annoncé vendredi, après une nuit particulièrement meurtrière au Liban. Mais les menaces de part et d’autre font craindre que la paix ne dure pas.

Les dernières 24 heures ont été sanglantes. Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes ont tué 47 personnes et blessé près d’une centaine d’autres. Côté israélien, l’armée pleure quatre soldats, dont un officier supérieur. C’est le bilan le plus lourd depuis l’accord irano-américain signé lundi, qui prévoyait pourtant un arrêt des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban. Un précédent cessez-le-feu en avril n’avait jamais été respecté. Cette fois, les médiateurs américains et qataris ont négocié une nouvelle trêve, mais le gouvernement israélien reste silencieux. Et quelques heures après l’annonce, l’aviation israélienne a de nouveau frappé le sud du pays.

Les déclarations politiques n’augurent rien de bon. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis de faire payer un prix très lourd au Hezbollah, jurant que l’armée resterait dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire. Son ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite hostile à l’accord, a même lancé une menace : tout le Liban doit brûler. En face, le chef de la diplomatie iranienne a accusé Israël de vouloir une guerre permanente. L’armée israélienne dit avoir frappé plus de 150 cibles et tué des dizaines de combattants du Hezbollah. Le groupe chiite dénonce des massacres de civils et jure que ses hommes défendront leur terre et leur peuple.

Sur le terrain, la peur pousse les habitants à fuir. Des centaines de voitures chargées de matelas et d’effets personnels ont envahi les routes du sud du Liban. Zeinab Nasser, 69 ans, raconte être bloquée dans les embouteillages à Saïda. Les bombardements ont commencé soudainement, dit-elle, sans épargner aucune ville ni aucune maison. Les avions militaires israéliens ne quittent jamais le ciel. Pendant ce temps, la Suisse a annoncé le report sans date des négociations prévues vendredi entre Téhéran et Washington. Ces discussions devaient lancer un processus de 60 jours sur le nucléaire. L’Iran assure qu’il n’y a aucune urgence mais compte organiser une réunion dans les prochains jours. Une source diplomatique émiratie estime que la situation reste précaire, pointant deux facteurs capables de faire capoter l’accord : Israël et certains conservateurs en Iran.

Malgré les tensions, le trafic a repris dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole mondial. Jeudi, 25 navires commerciaux l’ont franchi, un volume inédit depuis mi-avril. Les opérations de déminage se poursuivent, et les armateurs sont appelés à la prudence. L’Iran, qui avait verrouillé le détroit en début de conflit, exige désormais une demande 48 heures à l’avance pour tout passage. Aucun frais ne sera perçu pendant 60 jours, conformément au protocole. Les prix du pétrole, eux, ont cessé de baisser. Le baril de Brent oscille autour de 80 dollars, reflet d’un regain de craintes sur la solidité de cette trêve toute neuve.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus